Publié le 12 novembre 2025 à 02h45. Le géant cosmétique Shiseido prévoit un déficit record pour 2025 et annonce un plan de restructuration incluant des départs volontaires, face à des difficultés croissantes sur les marchés clés et une concurrence accrue.
- Shiseido anticipe désormais un déficit de 52 milliards de yens (environ 330 millions d’euros) pour l’exercice se terminant en décembre 2025, une révision significative par rapport aux prévisions initiales d’un bénéfice de 6 milliards de yens.
- Le groupe prévoit de proposer un plan de départs volontaires à environ 200 employés de son siège social et de certaines filiales.
- Cette annonce fait suite à des performances décevantes de la marque “Drunk Elephant” en Amérique et à une dépréciation d’actifs d’environ 46,8 milliards de yens.
La volte-face de Shiseido illustre les défis auxquels est confrontée l’industrie cosmétique, marquée par des changements dans les habitudes de consommation et une concurrence de plus en plus vive. Le groupe avait déjà mis en œuvre des mesures de réduction des effectifs, supprimant environ 1 500 postes au Japon en septembre 2024 et 300 en Amérique du Nord en juillet 2025.
Lors d’une conférence de presse, Kentarosha Fujiwara a déclaré : « Nous sommes sur la bonne voie pour réaliser un effet de réforme de 25 milliards de yens en 2026 » et a souligné la nécessité de transformer la structure des coûts de l’entreprise afin de pouvoir investir davantage dans ses marques.
Les difficultés de Shiseido sont attribuées à plusieurs facteurs, notamment le ralentissement des ventes en Chine et dans les boutiques hors taxes, l’intensification de la concurrence sur le marché américain des soins de la peau et des retards dans le développement de marques récemment acquises. La situation actuelle oblige l’entreprise à revoir en profondeur sa stratégie et à se concentrer sur des investissements ciblés dans ses marques les plus performantes.
L’annonce de ce déficit et du plan de restructuration soulignent la nécessité pour Shiseido de s’adapter rapidement à un environnement en mutation. L’efficacité de sa stratégie à moyen terme, axée sur les années 2026 et 2030, sera scrutée de près par les investisseurs et les observateurs du secteur.

