Publié le 25 novembre 2025 à 09h06. L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été maintenu en détention par la Cour suprême, après avoir tenté de saboter son bracelet de surveillance électronique. Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête sur une tentative de coup d’État et soulève des craintes quant à une possible fuite du pays.
- La Cour suprême du Brésil a confirmé à l’unanimité la détention de Jair Bolsonaro.
- Bolsonaro est accusé d’avoir endommagé son bracelet de surveillance électronique dans le but de faciliter une évasion.
- Les autorités craignent que l’ancien président ne cherche à obtenir l’asile politique, notamment auprès des États-Unis.
La Cour suprême brésilienne a validé lundi 25 novembre la décision de détenir l’ancien président Jair Bolsonaro, quelques jours après son arrestation pour avoir délibérément endommagé le dispositif de surveillance électronique qui lui avait été imposé. Le juge Alexandre de Moraes avait ordonné son incarcération samedi 23 novembre, craignant qu’il ne tente de fuir le pays alors qu’il est sous le coup d’une condamnation à 27 ans de prison pour son rôle dans une tentative de coup d’État.
Trois autres juges de la Cour suprême – Flavio Dino, Cristiano Zanin et Carmen Lucia – se sont ralliés à la décision de Moraes, confirmant ainsi la validité de la détention. L’affaire a pris une tournure inattendue lorsque les autorités ont découvert que Bolsonaro avait utilisé un fer à souder pour tenter de faire fondre le bracelet de surveillance fixé à sa cheville.
Selon le juge Moraes, les actions de Bolsonaro démontrent une “volonté délibérée et intentionnelle” de contourner la surveillance judiciaire. Il a également souligné l’existence d'”indices très sérieux” suggérant une préparation à une évasion, notamment une veillée organisée par le fils de Bolsonaro devant le domicile de son père, situé à proximité des ambassades américaines. Cette proximité géographique, combinée aux liens étroits entre Bolsonaro et l’ancien président américain Donald Trump, a alimenté les craintes d’une tentative de demande d’asile politique.
Lors d’un interrogatoire dimanche 24 novembre, Bolsonaro a invoqué un état de paranoïa, attribuant ses actions à des effets secondaires de médicaments pris les jours précédents. Il a affirmé qu’il n’avait aucune intention de s’enfuir, mais qu’il était simplement curieux du fonctionnement du bracelet électronique.
« Je n’avais pas l’intention de m’enfuir »,
Jair Bolsonaro, ancien président du Brésil
L’agence de presse française AFP a rapporté que Bolsonaro a également justifié ses actes par une simple “curiosité”.
La condamnation de Bolsonaro remonte au mois de septembre dernier. Il a été reconnu coupable d’avoir conspiré pour tenter d’annuler les résultats de l’élection présidentielle de 2022, qui a vu le retour au pouvoir de Luiz Inacio Lula da Silva.
Voir aussi Vidéo : L’ancien président brésilien Bolsonaro condamné à 27 ans de prison en lien avec le coup d’État
