Publié le 6 décembre 2023 16:35:00. La grippe, souvent perçue comme une maladie bénigne, a eu des conséquences dévastatrices pour Kaden Stevenson, un jeune garçon du Michigan qui a dû subir une double amputation des jambes après avoir contracté la grippe A et développé un choc toxique. Sa mère témoigne pour sensibiliser le public à la gravité de la grippe et à l’importance de la vaccination.
- Kaden Stevenson, 7 ans, a contracté la grippe A en décembre 2022 et a développé un choc toxique, entraînant une infection généralisée.
- Il a dû subir une double amputation des jambes en raison de l’étendue des dégâts causés par l’infection.
- Sa mère, Michèle Stevenson, appelle à la vaccination annuelle contre la grippe pour prévenir de telles tragédies.
Ce qui a commencé par un simple inconfort avant les fêtes de Noël s’est transformé en une épreuve médicale inimaginable pour la famille Stevenson. Kaden, un garçon de 7 ans originaire du Michigan, a contracté la grippe A en décembre 2022. Rapidement, son état s’est aggravé, évoluant vers une infection potentiellement mortelle.
Selon le témoignage de sa mère, Michèle Stevenson, publié dans le magazine People, Kaden a commencé à vomir un vendredi et est resté inconscient tout le week-end. Un sommeil inhabituellement long le jour de Noël a été le premier signe d’alerte. Quatre jours plus tard, il s’est plaint de vives douleurs à la jambe droite, et sa grand-mère a remarqué un gonflement ainsi qu’une éruption cutanée sur tout son corps.
Transporté aux urgences, Kaden a été admis à l’Hôpital pour enfants Helen DeVos à Grand Rapids, où il a été placé sous assistance respiratoire. Les médecins ont rapidement diagnostiqué une infection à la grippe A et au streptocoque, une combinaison dangereuse ayant conduit à un choc toxique. Cette condition a permis aux bactéries d’envahir sa circulation sanguine et de provoquer une défaillance multiviscérale.
Les médecins ont d’abord tenté de retirer les tissus morts de sa jambe droite, notamment le muscle du mollet. Cependant, deux semaines plus tard, ils ont dû informer la famille que les dommages étaient irréversibles et que les deux jambes devaient être amputées pour stopper la progression de l’infection.
Cette nouvelle a été un choc pour Michèle Stevenson. Pourtant, Kaden a affronté cette épreuve avec une force et une résilience qui ont surpris sa famille. Durant son hospitalisation, il a appris qu’un autre enfant de cinq ans, admis pour une infection grippale, n’avait pas survécu. Ce moment a marqué un tournant pour lui.
« J’ai survécu. Je survivrai pour cet enfant. »
Kaden Stevenson, cité par sa mère
Cette phrase est devenue le moteur de sa convalescence.
L’amputation a coïncidé avec le décès du père de Kaden, rendant cette période particulièrement difficile pour la famille. Michèle Stevenson décrit son fils comme un enfant extraordinaire, capable de garder le moral malgré les circonstances.
« C’est mon super-héros. Je ne sais pas si j’aurais eu la même force. »
Michèle Stevenson, mère de Kaden
Malgré tout, Kaden s’est adapté à sa nouvelle vie avec une rapidité étonnante. Passionné de sport avant sa maladie, il continue de pratiquer le basketball. Selon sa mère, il se déplace avec une aisance naturelle :
« Les gens ne réalisent même pas qu’il n’est pas né ainsi. »
Michèle Stevenson, mère de Kaden
Kaden et Michèle Stevenson collaborent désormais avec l’organisation Families Fighting Flu, qui œuvre pour sensibiliser le public aux dangers de la grippe. Le jeune garçon partage un message clair :
« Je veux que vous soyez en sécurité et que vous vous fassiez vacciner chaque année. »
Kaden Stevenson
Michèle Stevenson admet qu’avant cette expérience, elle ne mesurait pas la gravité de la grippe et ne voyait pas l’urgence de faire vacciner son fils. Aujourd’hui, après avoir vécu ce qu’elle décrit comme « le plus déchirant » de sa vie, elle assure qu’elle reste attentive à tout signe de maladie chez Kaden, qui continue de bénéficier d’un suivi médical en raison des séquelles de sa défaillance multiviscérale et du risque de réinfections.
« J’ai vécu quelque chose que je ne veux pas que quiconque ait à vivre. »
Michèle Stevenson, mère de Kaden
Elle ajoute :
« Maintenant, je reste au courant de tout. »
Michèle Stevenson, mère de Kaden
