Publié le 26 octobre 2025 09:34:00. Des tensions internes au sein du Parti socialiste bulgare (BSP) émergent concernant la participation du parti au gouvernement de coalition, avec des appels au départ et des spéculations sur une possible rotation à la présidence de l’Assemblée nationale.
- Le BSP envisage une rotation de la présidence du Parlement, avec Raya Nazaryan comme candidate potentielle.
- Des voix au sein du parti, dont le député Ivan Petkov, plaident pour une sortie du gouvernement en raison de l’influence croissante de Delyan Peevski.
- Natalia Kiselova, l’actuelle présidente de l’Assemblée nationale, a affirmé avoir rempli ses mandats de maintenir la stabilité politique jusqu’à la fin de l’année 2024 et 2025.
Des dissensions internes au Parti socialiste bulgare (BSP) s’intensifient quant à la poursuite de sa participation au gouvernement de coalition actuel. Velislava Dureva, membre du Conseil national du parti, et le député Ivan Petkov expriment tous deux leur souhait de voir la gauche quitter l’alliance au pouvoir. Petkov a souligné l’importance de ne pas sacrifier le BSP, affirmant :
« Le BSP ne doit pas se sacrifier. Dès le début, nous avons travaillé pour avoir un président. »
Ivan Petkov, député du BSP
Malgré ces appels, la possibilité d’une rotation à la présidence de l’Assemblée nationale n’est pas exclue. Selon Petkov, cette rotation se traduirait probablement par l’élection de Raya Nazaryan. Il a toutefois exprimé des inquiétudes quant à l’influence grandissante de Delyan Peevski au sein du cabinet, estimant que ses actions pourraient prendre le pas sur les intérêts du BSP. Il a mis en garde contre le risque de voir les “lignes rouges” du parti être franchies, notamment en ce qui concerne le maintien du BSP dans la coalition, une situation qu’il juge inacceptable. Il a déclaré qu’il proposerait officiellement le retrait du parti de cette alliance.
Petkov n’a pas écarté la possibilité d’une situation similaire à celle de la “nuit du bus blanc” de 2013, faisant référence à une période de troubles politiques en Bulgarie, en raison de l’influence potentielle de Peevski sur le pouvoir. Il a également reconnu que de nombreux membres du mouvement “New Beginning” occupent des postes clés au sein de l’administration.
Natalia Kiselova, l’actuelle présidente de l’Assemblée nationale, a indiqué qu’elle n’aurait aucun obstacle à redevenir une députée ordinaire si elle était remplacée à la présidence. Elle a précisé que les décisions concernant la participation du BSP au gouvernement sont prises collectivement, d’abord par les organes du parti, puis par le conseil de coalition et enfin par le Conseil de gouvernement conjoint, et que toutes les décisions prises seront mises en œuvre.
Kiselova a rappelé qu’elle avait reçu deux mandats clairs de la part du parti : éviter des élections avant la fin de 2024 et en 2025, des objectifs qu’elle estime avoir atteints. Elle a souligné que la durée du mandat de la 51e Assemblée nationale ne dépend pas d’un seul acteur, mais de l’ensemble de ses 239 membres.
