L’ancien président Barack Obama a mené une offensive virulente contre Donald Trump et son entourage, à quelques jours des élections partielles dans la Virginie et le New Jersey. Dans des discours passionnés, il a dénoncé les dérives de l’administration actuelle et appelé à une mobilisation démocrate.
Lors d’un rassemblement à Norfolk, en Virginie, le 2 novembre, Obama a dressé un tableau sombre de la situation actuelle, qualifiant le climat politique de « sombre ». Il a notamment critiqué les actions de l’administration Trump, évoquant « une accumulation constante d’illégalités, de négligence et de mesquinerie, et tout simplement de folie ». « On dirait que c’est Halloween tous les jours, sauf qu’il n’y a que des tours et pas de bonbons », a-t-il déclaré devant une foule enthousiaste.
L’intervention d’Obama, retransmise en direct sur MSNBC, CNN et C-Span, a été largement ignorée par Fox News. Elle intervient alors que la candidate démocrate à la gouvernoriale de Virginie, Abigail Spanberger, est en position favorable dans les sondages. Plus tard dans la journée, l’ancien président a pris la parole à Newark, dans le New Jersey, où la représentante démocrate Mikie Sherrill est engagée dans une lutte serrée avec le républicain Jack Ciattarelli.
« Notre pays et notre politique sont actuellement dans un état préoccupant », a-t-il affirmé à Newark, suscitant l’enthousiasme de la foule. Il a également dénoncé la concentration du pouvoir économique entre les mains d’une poignée de milliardaires et d’entreprises, s’inquiétant de leur influence sur le processus politique. « Je m’inquiète de la facilité avec laquelle non seulement les chefs d’entreprise, mais aussi d’autres personnes influentes dans les cabinets d’avocats et les universités, sont prêtes à s’incliner », a-t-il ajouté.
Obama a également critiqué les raids menés par les forces de l’ordre de l’Immigration et de la Douane (ICE), qualifiés de « mascarade raciste », ainsi que le système de castes qui, selon lui, persiste aux États-Unis. Il a également fustigé les politiques de vengeance de Trump et les poursuites judiciaires engagées contre ses adversaires.
L’ancien président a également évoqué des détails plus concrets, comme l’aménagement du jardin de la Maison Blanche pour éviter que les invités ne se salissent les chaussures, ou le placage à l’or du bureau ovale et la construction d’une salle de réception de 300 millions de dollars (environ 275 millions d’euros). « Alors, Virginie, voici la bonne nouvelle. Si vous ne pouvez pas consulter un médecin, ne vous inquiétez pas, il vous offrira une danse », a-t-il ironisé.
Par ailleurs, Obama aurait eu une conversation téléphonique de 30 minutes avec Zohran Mamdani, candidat à la mairie de New York, pour lui apporter son soutien, selon le New York Times. Un porte-parole de Mamdani a confirmé la conversation, soulignant l’importance d’apporter « un nouveau type de politique » à la ville.
À l’inverse, Donald Trump, en Floride pour une partie de golf, n’a pas fait de campagne pour les candidats républicains. Il a passé son temps à promouvoir son interview à venir sur 60 Minutes, à évoquer une possible intervention au Nigeria, à remettre en question le droit de regard du Sénat et à s’en prendre à Seth Meyers.
