Publié le 26 octobre 2025 à 06h00. Une nouvelle étude internationale révèle qu’un patient sur cinq atteint de cancer du poumon n’est pas fumeur, soulignant la nécessité de mieux comprendre les causes de cette maladie chez les non-fumeurs et d’adapter les traitements.
- Jusqu’à 20 % des cancers du poumon dans le monde touchent des personnes n’ayant jamais fumé ou ayant fumé très peu (moins de 100 cigarettes au cours de leur vie).
- Les patients non-fumeurs atteints de cancer du poumon présentent souvent des mutations génétiques différentes, ce qui peut influencer la réponse aux thérapies.
- L’étude identifie des facteurs de risque spécifiques pour les non-fumeurs, tels que l’exposition à la fumée secondaire, la pollution atmosphérique et les antécédents familiaux.
Une équipe de chercheurs australiens et britanniques a publié ses conclusions dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). L’étude, basée sur l’analyse de 92 études internationales, met en lumière une réalité souvent méconnue : le cancer du poumon n’est pas uniquement la maladie des fumeurs. Les résultats indiquent que 15 à 20 % de tous les cas de cancer du poumon dans le monde concernent des personnes qui n’ont jamais fumé ou qui ont une consommation très limitée de tabac.
Les chercheurs ont constaté que la majorité des cancers du poumon chez les non-fumeurs sont des adénocarcinomes, un type de cancer qui se développe dans les cellules glandulaires des poumons. Ils ont également observé que ces patients présentent plus fréquemment des mutations génétiques spécifiques, ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines approches thérapeutiques s’avèrent moins efficaces pour eux.
Selon le résumé de l’étude publié par l’Australian Science Media Centre, les personnes les plus à risque de développer un cancer du poumon en l’absence de tabagisme sont celles exposées à la fumée secondaire, à des substances radioactives, à la pollution de l’air ou à l’amiante. Les antécédents familiaux de cancer du poumon constituent également un facteur de risque important.
Benjamin J. Solomon, chercheur au Peter McCallum Cancer Center et à l’Université de Melbourne, a participé à cette recherche. L’étude souligne l’importance de poursuivre les recherches pour mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le développement du cancer du poumon chez les non-fumeurs et pour développer des traitements plus adaptés à ces patients.

