Publié le 17 décembre 2025 02:55:00. Le sénateur mexicain Gerardo Fernández Noroña a suscité une vive polémique en affichant sur les réseaux sociaux sa carte d’accès à une aide sociale destinée aux personnes âgées, alors qu’il perçoit déjà un salaire conséquent. Cette situation relance le débat sur l’équité de la distribution des aides publiques au Mexique.
- Le sénateur Gerardo Fernández Noroña a publié une photo de sa carte d’aide sociale sur les réseaux sociaux.
- Cette carte lui donne droit à une pension de 6 200 pesos tous les deux mois (environ 310 euros).
- L’annonce a provoqué une vague de critiques, compte tenu du salaire mensuel du sénateur, estimé à 131 000 pesos (environ 6 550 euros).
L’initiative du sénateur de Morena, Gerardo Fernández Noroña, de se vanter d’avoir reçu sa carte pour la pension des personnes âgées a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, déclenchant une tempête de réactions. Il a accompagné la publication d’une photographie de la carte avec la légende « Joyeux Feliciano, ma carte d’aide sociale est déjà arrivée ».
Les réactions n’ont pas tardé à se faire sentir. De nombreux internautes ont dénoncé un manque de sensibilité et un cynisme flagrant de la part de l’élu, dont les revenus sont bien supérieurs à la moyenne nationale. « Cynique », « Je pensais que l’aide était destinée aux personnes dans le besoin » sont quelques-unes des accusations qui ont fusé contre l’ancien président du Sénat.
Cette nouvelle controverse s’ajoute à une liste déjà longue pour M. Fernández Noroña. Il a déjà été critiqué pour un voyage en classe affaires vers la France et pour l’acquisition d’une propriété résidentielle à Tepoztlán, dans l’État de Morelos. Face aux critiques, le sénateur s’est défendu en expliquant qu’il avait financé l’achat de la propriété grâce à un prêt hypothécaire et qu’il avait droit à la pension des personnes âgées une fois l’âge de 65 ans atteint.
Il a souligné que bénéficier de cette aide sociale est un droit acquis, sans pour autant apaiser les critiques. L’affaire met en lumière les inégalités persistantes au Mexique et soulève des questions sur la transparence et l’équité dans la distribution des ressources publiques.
