La dégradation de l’ordre public, de New York à Minneapolis, est-elle le résultat d’une stratégie délibérée ? Une analyse révèle comment certaines politiques progressistes, de la décriminalisation de délits mineurs à la réduction des budgets de la police, pourraient favoriser un climat d’anarchie, selon des observateurs et des figures politiques.
À retenir
- Des personnalités historiques, de Platon à Einstein, ont mis en garde contre les dangers de l’anarchie, la considérant comme un prélude à la tyrannie ou un état de désordre permanent.
- Miranda Devine, commentatrice au New York Post, accuse des politiciens et des journalistes radicaux de promouvoir l’anarchie aux États-Unis par des discours et des actions spécifiques.
- L’expérience de New York, passée d’une ville sécurisée sous Giuliani à un chaos apparent sous des administrations démocrates plus récentes, est citée comme un exemple concret des conséquences de ces politiques.
Contexte
L’idée que l’anarchie mène à la tyrannie n’est pas nouvelle. Dès l’Antiquité, Platon affirmait que la démocratie, poussée à l’extrême, pouvait dégénérer en anarchie et en une mauvaise gestion des populations. Napoléon Bonaparte, quant à lui, voyait dans l’anarchie un tremplin vers le pouvoir absolu. Au XXe siècle, Albert Einstein considérait la politique comme une oscillation constante entre ces deux extrêmes, alimentée par des illusions.
L’anarchie, définie comme l’absence de gouvernement ou d’autorité centrale, se caractérise par un manque de structures coercitives et hiérarchiques, conduisant souvent à un comportement erratique et indiscipliné. Selon certains, comme le stratège de la guerre d’Indépendance américaine Daniel Morgan, la religion pouvait servir d’antidote à l’anarchie, mais son absence ouvrirait la voie à un véritable chaos.
Ce qui change
Miranda Devine a récemment dénoncé, lors d’une conférence au Blake Center for Faith and Freedom, les « hyperboles et mensonges » utilisés par certains politiciens et journalistes pour promouvoir l’anarchie aux États-Unis. Elle a cité les propos d’une députée démocrate du Texas, qui affirmait que « le fait qu’une personne commette un crime ne fait pas d’elle un criminel » ou que « le fait qu’une personne accepte un pot-de-vin ne la rend pas corrompue ». Des déclarations qui, selon Devine, protègent les criminels et les corrompus.
Cette logique, selon Devine, se traduit par des politiques concrètes, comme le démantèlement de la police ou la décriminalisation de certains délits. L’exemple de New York est frappant : après une période de forte baisse de la criminalité sous Rudy Giuliani (1994-2001) et Michael Bloomberg (jusqu’en 2014), l’arrivée au pouvoir de Bill de Blasio en 2014 a été suivie de l’abolition de la caution, de la décriminalisation de délits mineurs (uriner ou déféquer en public, consommation de marijuana) et d’une réduction drastique du budget de la police. Le résultat, selon Devine, a été une augmentation des agressions, des crimes violents et des vols.
À l’heure actuelle, New York se prépare à élire un maire d’extrême gauche, Zohran Mamdani, dont la plateforme inclut la décriminalisation de toutes les drogues, l’octroi du droit de vote aux immigrés illégaux et un traitement plus clément des délinquants. Ces politiques rappellent, selon Devine, celles du gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et du maire de Minneapolis, Jacob Frey, qui ont conduit à des situations similaires.
Un incident récent, l’assassinat du PDG d’UnitedHealthcare, Brian Thompson, à Manhattan, illustre, selon Devine, une certaine complaisance envers la violence et une sympathie envers les auteurs de crimes.
Prochaines étapes
Miranda Devine conclut que la violence est un « choix délibéré des progressistes pour préserver l’anarchie dans leurs villes ». Elle souligne que cette stratégie semble porter ses fruits, car les progressistes exercent une influence générationnelle sur les villes où la criminalité est la plus élevée. L’évolution de la situation à New York, avec l’élection imminente d’un nouveau maire, sera un indicateur clé de l’avenir de la ville.
