Publié le 3 décembre 2025 à 15h10. Le personnel du service de pathologie de l’hôpital Martini à Groningue alerte sur une ambiance de travail dégradée, craignant des conséquences sur la sécurité des patients, une accusation que la direction de l’hôpital réfute.
- Des employés dénoncent une culture de la peur et des pratiques de management abusives au sein du service de pathologie.
- Ils craignent que cette atmosphère délétère n’augmente les risques d’erreurs de diagnostic, mettant potentiellement en danger la santé des patients.
- La direction de l’hôpital assure que la sécurité des patients n’est pas compromise et annonce une enquête sur le climat social.
Dans le service de pathologie de l’hôpital Martini, des examens cruciaux sont réalisés sur des échantillons de tissus, de cellules et de liquides corporels afin de diagnostiquer des maladies et de déterminer les traitements appropriés. C’est dans ce contexte que le personnel s’inquiète de l’impact de l’ambiance de travail sur la qualité de ses analyses.
Un groupe d’employés a adressé une lettre au conseil d’administration, dénonçant une « culture de la peur » et des « abus » résultant d’une « mauvaise gestion ». Selon RTV Nord, des témoignages font état de cris proférés par un manager à l’encontre de plusieurs membres de l’équipe.
Les employés évoquent également des pratiques d’« intimidation et de manipulation », se plaignant de ne pas être écoutés et de voir leur expertise ignorée. Ils dénoncent également des menaces d’« actions » de la part de la direction en cas de critiques et un manque d’information concernant les décisions importantes qui affectent leur travail quotidien.
Dans leur lettre, les signataires soulignent l’importance d’un environnement calme et concentré pour effectuer leur travail avec précision. Ils craignent que les tensions actuelles n’augmentent les risques d’erreurs, avec des conséquences potentiellement graves pour la sécurité des patients. « Et cela met en danger la sécurité des patients », écrivent-ils.
Selon RTV Nord, la lettre a été rédigée par un groupe d’employés expérimentés, qui affirment bénéficier du soutien de nombreux collègues, mais qui préfèrent rester anonymes par crainte de représailles. Leurs identités sont connues de la rédaction de RTV Nord.
Une première lettre avait été envoyée au conseil d’administration il y a trois semaines, sans donner lieu à aucune réaction. Cette absence de réponse a conduit à l’envoi d’une seconde missive, demandant une nouvelle fois une discussion sur la situation au sein du service.
Dans sa réponse, la direction de l’hôpital Martini affirme prendre « extrêmement au sérieux » la sécurité des patients. « Nous avons immédiatement demandé si la sécurité des patients dans le service de pathologie était menacée. Ce n’est pas le cas », a déclaré un porte-parole.
Une « enquête minutieuse » sur le climat social au sein du service a également été annoncée. La direction de l’hôpital Martini a indiqué qu’elle allait prochainement engager des discussions avec les membres de l’équipe.
