Publié le 8 décembre 2025 12:26:00. Un agriculteur a été condamné par la Haute Cour à verser plus de 650 000 € à son ex-épouse, après avoir dissimulé l’existence de terres héritées lors de la procédure de divorce. Cette décision souligne l’importance de la transparence financière dans les séparations.
- Un agriculteur devra verser une somme forfaitaire de 650 000 € à son ex-épouse, plus une compensation pour des terres non déclarées.
- Le juge a relevé des « mensonges délibérés » de la part de l’agriculteur, constituant une faute judiciaire.
- L’homme devra également assumer une pension alimentaire mensuelle de 500 € pour son enfant mineur et une part des frais de justice.
La juge Nuala Jackson a rendu son verdict après avoir examiné une affaire complexe impliquant un agriculteur fortuné et sa femme, mariés depuis plus de vingt ans. L’homme, propriétaire d’une exploitation agricole prospère et d’une maison familiale confortable, a été accusé de ne pas avoir divulgué la totalité de ses biens lors de la procédure de séparation.
L’élément déclencheur de cette décision réside dans la découverte de terres supplémentaires, héritées par l’agriculteur et estimées à environ 150 000 €. Lors de son interrogatoire, il avait nié en être propriétaire. La juge Jackson a qualifié ces omissions de « mensonges délibérés », considérant qu’il s’agissait d’une faute judiciaire grave. En conséquence, l’agriculteur devra verser à son ex-épouse 60 % de la valeur nette de ces terres, après déduction des impôts, ainsi que les frais de justice liés à cette non-divulgation.
Le tribunal a également pris en compte la question de l’origine des fonds ayant permis la construction de la maison familiale. Si l’homme affirmait qu’il s’agissait d’un prêt de sa famille, l’ex-épouse les considérait comme un don. La juge Jackson a estimé qu’il s’agissait probablement d’un prêt informel, une pratique courante au sein des familles, et a attribué la responsabilité de ce financement à l’agriculteur.
L’ex-épouse, qui souhaite s’installer près de Dublin, avait fourni des estimations immobilières plus élevées que celles de son mari pour certaines zones. La somme de 650 000 € versée à titre forfaitaire comprend une provision de 500 000 à 550 000 € destinée à l’acquisition d’un nouveau logement. La juge a souligné que les besoins en matière de logement devaient être évalués en fonction des capacités financières de chacun.
Le tribunal a également noté que l’agriculteur semblait avoir été plutôt avare pendant le mariage, mais que la famille avait néanmoins mené une vie confortable. Aucun des deux époux ne disposait d’une retraite substantielle, et l’ex-épouse avait déclaré que son mari avait envisagé la ferme comme leur future source de revenus. La juge a également suggéré l’existence de revenus non déclarés.
Les frais de justice ont également été un point de litige. L’agriculteur a avancé des dépenses d’environ 120 000 €, auxquelles s’ajoutent les coûts supplémentaires engendrés par sa non-divulgation. L’ex-épouse, quant à elle, a estimé ses frais à 80 000 € avant la prolongation de l’affaire. Le juge a salué le travail des avocats des deux parties, tout en regrettant une prolongation inutile de la procédure due à des « soupçons, des dénis et des critiques injustifiés ».
