L’attrait des valeurs technologiques soulève des inquiétudes quant à la concentration des portefeuilles et à la dépendance vis-à-vis d’un secteur unique, malgré des bénéfices solides. Une analyse récente met en garde contre un risque de surpondération technologique, masqué par l’illusion de diversification offerte par certains fonds indiciels.
Si les actions technologiques continuent de générer des profits importants, leur valorisation élevée pourrait devenir problématique en cas de ralentissement économique. « Il sera beaucoup plus difficile pour les valeurs de l’IA avec des marges de 40 pour cent de les doubler que, par exemple, d’augmenter les marges d’une chaîne d’épicerie de deux à quatre pour cent », explique une analyse récente.
Le problème ne se limite pas aux valorisations. La composition même des fonds indiciels largement diversifiés contribue à cette concentration. Un fonds indiciel coté au MSCI World, par exemple, voit 25 % de sa pondération reposer sur seulement dix actions technologiques, sur un total de 1 300 titres. De même, l’indice américain S&P 500 est composé à 35 % de valeurs technologiques.
Bien que le MSCI World reste une option d’investissement de base, certains experts recommandent d’envisager le MSCI All Country World, qui inclut également les marchés émergents. La question se pose alors de savoir s’il est judicieux de détenir séparément des actions comme Nvidia, Microsoft, Apple ou Alphabet si le secteur technologique rencontre des difficultés.
L’analyse souligne que la forte présence de la technologie dans les portefeuilles est due non seulement à l’engouement pour ces actions, mais aussi à la structure même des fonds indiciels. Il est donc crucial pour les investisseurs de rester vigilants et de diversifier leurs placements au-delà du secteur technologique.
