L’inquiétude grandit dans certaines équipes de hockey sur glace de la LNH alors que le premier quart de la saison 2025-2026 touche à sa fin. Si certaines formations déçoivent, d’autres peinent à trouver leur rythme, malgré des ambitions initiales élevées.
Les Maple Leafs de Toronto et les Oilers d’Edmonton, par exemple, nourrissaient de réels espoirs de parcours éliminatoires profond. À l’heure actuelle, aucune des deux équipes ne figure dans les positions qualificatives pour les séries éliminatoires, et la date cruciale du Thanksgiving américain approche à grands pas. L’histoire montre qu’une équipe absente des séries à cette date a environ une chance sur quatre de finalement y participer.
Les Rangers de New York et les Panthers de la Floride ne sont pas catastrophiques, mais semblent bloqués dans une phase d’observation. Seront-ils capables de passer la vitesse supérieure avant de se faire distancer par leurs concurrents dans une Conférence de l’Est particulièrement compétitive ?
Maple Leafs de Toronto : l’absence de Marner se fait sentir
L’absence de Mitch Marner, blessé, pèse lourdement sur les Maple Leafs. Toronto a évité les contraintes salariales liées à une éventuelle prolongation de contrat avec Marner, mais à quel prix ? Le joueur est un atout majeur dans toutes les zones du jeu, et son absence se fait ressentir dans toutes les situations.
Cependant, attribuer tous les problèmes de Toronto au manque de Marner masquerait les faiblesses de la défense. Le secteur défensif, vieillissant (à l’exception de Morgan Rielly et d’Oliver Ekman-Larsson), peine à maintenir le cap en cinq contre cinq. L’état de santé et le déclin de Christopher Tanev, 35 ans, sont particulièrement préoccupants.
La performance des gardiens de but n’arrange rien. Anthony Stolarz et Cayden Primeau ont concédé collectivement 9,15 buts de plus que la moyenne attendue, selon Natural Stat Trick. Le retour de Joseph Woll pourrait stabiliser la situation.
Malgré ces difficultés, les Maple Leafs conservent un effectif talentueux, notamment en attaque, et devraient, en théorie, se qualifier pour les séries éliminatoires. Néanmoins, l’équipe actuelle apparaît bien moins impressionnante que les prétendants sérieux à la Coupe Stanley. Niveau de panique : 7,5/10.
Oilers d’Edmonton : un schéma connu ?
Les Oilers connaissent une situation familière : un début de saison décevant. Ils ont déjà traversé cette phase les deux saisons précédentes, avant de retrouver leur puissance et d’entrer en mode « Étoile de la mort ». Seront-ils capables de rééditer cette performance cette année ?
La principale différence avec les saisons précédentes réside dans les difficultés des Oilers en cinq contre cinq. Ils occupent la 23e place de la LNH avec un taux de buts attendus de 47,9 %. Plus surprenant encore, l’équipe peine à créer des occasions offensives de manière constante (2,95 xGF/60 minutes, 24e place de la ligue).
Les problèmes sont bien connus : un gardien de but en difficulté (Stuart Skinner affiche un taux d’arrêt de 88,2 %, Calvin Pickard seulement 85,1 %), un manque de profondeur offensive et une défense en difficulté en infériorité numérique. Les Oilers ont désespérément besoin d’un attaquant supplémentaire et d’un défenseur capable de se démarquer en dehors de Mattias Ekholm et Evan Bouchard.
Cette situation rappelle les saisons précédentes à Edmonton, mais la troisième itération est plus inquiétante. Connor McDavid et Leon Draisaitl ne laisseront pas l’équipe sombrer, mais de réels signaux d’alarme se manifestent. Niveau de panique : 6/10.
Rangers de New York : un paradoxe à domicile
Les Rangers affichent des performances diamétralement opposées à domicile et à l’extérieur. L’équipe est l’une des meilleures de la LNH sur la route, mais peine à gagner au Madison Square Garden. Il semble que les Rangers préfèrent le confort des hôtels de luxe à celui de leur propre domicile.
Globalement, les Rangers restent une bonne équipe. Leurs statistiques en cinq contre cinq sont solides, et leur bilan de 9 victoires, 1 défaite et 1 match nul à l’extérieur prouve leur capacité à enchaîner les victoires. Le problème réside dans leur faible taux de réussite (5,46 %) à domicile.
Il est probable que ce début de saison inhabituel soit une anomalie statistique. Si les Rangers étaient même légèrement en dessous de la moyenne à domicile, ils seraient en tête du classement. L’équipe de Mike Sullivan devrait rapidement retrouver sa place parmi les meilleures de la division Métropolitaine. Niveau de panique : 2,5/10.
Panthers de la Floride : une période de transition
Avec les absences prolongées d’Aleksander Barkov et de Matthew Tkachuk en début de saison, tout le monde savait que les Panthers devraient tenir le coup pendant la première moitié de la saison. Ils y sont parvenus, même si cela n’a pas toujours été facile.
Brad Marchand et Sam Reinhart sont les seuls joueurs à marquer des buts de manière régulière. Ils ont combiné pour 24 buts, soit 41,4 % du total de l’équipe. Aucun autre joueur n’en a plus de cinq. Carter Verhaeghe connaît un début de saison difficile (deux buts en 20 matchs), mais son taux de réussite de 4,3 % est presque neuf points de pourcentage inférieur à sa moyenne en carrière.
La principale préoccupation concerne le gardien de but. Sergei Bobrovsky n’a pas été à la hauteur, et cela doit changer si les Panthers veulent rééditer leur parcours jusqu’en finale de la Coupe Stanley. Il a concédé 1,30 buts de plus que la moyenne attendue, ce qui le place à la 47e place de la ligue.
Tkachuk est sur le point de revenir, et les Panthers ont prouvé qu’ils pouvaient se mobiliser quand il le fallait. Bien que la performance de Bobrovsky puisse être un problème, la Floride se rapproche progressivement du statut d’équipe dominante. Après tout, trois participations consécutives à la finale de la Coupe Stanley peuvent laisser des traces. Niveau de panique : 2/10.
