Publié le 23 novembre 2023 14:03:00. Des ordonnances de protection ont été délivrées par un tribunal de Dublin à plusieurs femmes, et à un couple, suite à des menaces et des violences domestiques impliquant des membres de leur famille, dont un fils toxicomane.
- Un couple a obtenu une ordonnance de protection après que leur fils a menacé sa mère avec des couteaux et proféré des menaces de mort envers plusieurs membres de la famille.
- Une femme a demandé une ordonnance de protection contre son ex-partenaire, alléguant des violences physiques et psychologiques graves.
- Une autre mère a obtenu une ordonnance contre son fils, après une rechute dans la toxicomanie et un refus de quitter le domicile familial.
Le tribunal d’urgence pour les violences domestiques de Dolphin House à Dublin a été le théâtre de plusieurs demandes d’ordonnances de protection cette semaine, révélant des situations familiales complexes et souvent tragiques. Ces affaires mettent en lumière les défis persistants liés à la violence domestique et à la toxicomanie en Irlande.
Dans l’une des affaires les plus marquantes, un couple a témoigné avoir été menacé par leur fils, âgé d’une trentaine d’années. La fille du couple a expliqué au juge Gerard Furlong que son frère, dépendant au crack depuis près de dix ans, avait perdu le contrôle lors d’une dispute à domicile.
« Il a soulevé la table, puis a saisi deux couteaux et a menacé avec eux sa mère, âgée d’environ soixante-dix ans. Elle faisait juste des mots croisés. »
Fille de la victime
Selon le témoignage, le fils avait également proféré des menaces de mort explicites envers sa mère et d’autres membres de la famille :
« Il menace de tuer quiconque entre dans la maison, de lui trancher la tête. »
Fille de la victime
Bien que les gardaí (la police irlandaise) aient demandé à l’homme de se présenter volontairement dans une unité psychiatrique, il est revenu le soir même et a réitéré ses menaces, qualifiant sa famille de « rats ». Le père, bien que soulagé d’obtenir une ordonnance de protection, a exprimé une certaine hésitation à voir son fils à la rue, souhaitant lui donner une « chance ».
Une autre affaire a mis en évidence les difficultés rencontrées par une mère dont le fils adulte, après une période de sobriété suite à une ordonnance de protection en 2022, a rechuté. La femme, visiblement bouleversée, a déclaré :
« J’ai peur. »
Mère de la victime
Elle a expliqué que son fils était devenu « abusif et agressif » et qu’elle ne se sentait plus en sécurité chez elle, notamment en raison de la présence de ses petits-enfants.
Enfin, une femme a obtenu une ordonnance de protection contre son ex-partenaire, affirmant avoir été victime de violences physiques et psychologiques pendant leurs quatre années de relation. Elle a décrit un comportement « très possessif et contrôlant », incluant des agressions physiques graves, comme une fracture de la colonne vertébrale et des coups de tête. Elle se trouve désormais hébergée dans un foyer sécurisé, affirmant :
« Je suis en sécurité là-bas maintenant. »
Victime de violences conjugales
Une autre femme a également obtenu une ordonnance de protection contre son ex-mari, se disant terrifiée à l’idée de son retour. Elle a décrit des années d’abus verbaux et physiques, ainsi que de multiples tentatives de son ex-mari pour la convaincre de reprendre la relation, malgré son comportement violent et son problème d’alcool et de médicaments.
