Malgré un parcours couronné de succès à Bollywood, la réalisatrice Farah Khan révèle qu’elle reste préoccupée par sa sécurité financière. Elle se dit également en mesure de comprendre la frustration des acteurs et actrices issus de milieux modestes face aux privilèges dont jouissent les enfants de stars de l’industrie cinématographique indienne.
Lors d’une interview accordée au podcast Serving It Up With Sania, Farah Khan a confié : « Je suis encore anxieuse à propos de l’argent. J’ai besoin d’une sécurité financière pour pouvoir me détendre, c’est ma seule préoccupation. Cette envie de continuer à travailler est toujours présente. Je ne suis peut-être pas activement en train de réaliser des films, mais je travaille plus dur que pendant mes années de carrière principale. » Elle a également évoqué les difficultés financières que sa famille a traversées dans le passé, expliquant qu’ils ont vécu « avec le strict minimum pendant plusieurs années », après avoir vu son père passer de la richesse à la pauvreté.
La réalisatrice a par ailleurs commenté l’engouement actuel pour les « histoires de lutte », soulignant que même ceux qui n’ont pas réellement connu de difficultés cherchent à en inventer. Elle a cependant exprimé sa joie de savoir que ses enfants n’auront pas à vivre une telle expérience.
« Je comprends la colère des personnes qui arrivent à Mumbai de l’extérieur et qui en veulent aux enfants de stars, a-t-elle déclaré. Je comprends d’où vient cette colère, car elles ont du mal à payer leur loyer chaque mois. Pour elles, les difficultés des enfants de stars semblent bien futiles. »
Interrogée sur son choix entre la chorégraphie et la création de contenu, Farah Khan a affirmé qu’elle privilégierait la seconde, car c’est là que se trouve « le maximum d’argent ». Une réponse qui a fait rire l’animatrice, Sania Mirza, qui a rappelé que la réalisatrice avait déjà réalisé un film à succès, Happy New Year, qui a rapporté 3 milliards de roupies (environ 36 millions d’euros). Farah Khan a précisé qu’elle avait personnellement gagné le plus d’argent grâce à la création de contenu, mais que sa passion restait la réalisation de films.
