Publié le 1er octobre 2025 à 23h10. Un tremblement de terre survenu à Sumenep, en Indonésie, complique les opérations de sauvetage dans un pensionnat islamique effondré à Buduran, dans l’est de Java. Les équipes de secours luttent contre la course contre la montre pour extraire des survivants des décombres.
- Le tremblement de terre de Sumenep a aggravé l’effondrement du pensionnat islamique Al Khoziny.
- Les équipes de secours ont réussi à extraire un étudiant vivant mercredi après-midi, mais l’accès aux victimes est de plus en plus difficile.
- La période critique de 72 heures pour les survivants s’écoule rapidement, avec une échéance fixée à jeudi après-midi.
Les opérations de sauvetage au pensionnat islamique Al Khoziny, situé à Buduran, dans la région de Sidoarjo, dans l’est de Java, sont rendues extrêmement difficiles suite au tremblement de terre qui a frappé Sumenep mardi 30 septembre. Le lieutenant-général Suharyanto, chef de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), a expliqué que les secousses ont provoqué un effondrement plus important du bâtiment, réduisant considérablement les espaces permettant aux équipes de secours d’accéder aux victimes.
Initialement, les équipes disposaient d’une ouverture d’environ 30 centimètres pour atteindre les personnes piégées. Cette ouverture s’est réduite à seulement 10 à 15 centimètres, rendant l’extraction beaucoup plus périlleuse. Malgré ces difficultés, les secours ont continué à travailler sans relâche.
Mercredi 1er octobre, les équipes ont réussi à secourir un étudiant vivant.
« Le tremblement de terre a entraîné un effondrement encore plus important du bâtiment, ce qui rend bien sûr le processus d’évacuation particulièrement difficile »,
Suharyanto, chef de la BNPB
Les équipes de secours ont concentré leurs efforts sur 15 points d’accès potentiels. Jusqu’à mercredi après-midi, sept victimes avaient été extraites des décombres, dont deux ont été déclarées décédées. Au total, 107 personnes ont été secourues, mais cinq d’entre elles n’ont pas survécu.
Selon le maréchal des armées Young Tni Mohammad Syafii, chef de l’agence de recherche et de sauvetage (Basarnas), le temps presse. La “période d’or” – les 72 premières heures après une catastrophe – est cruciale pour la survie des victimes.
« Selon la théorie, ce sont 72 heures (3 jours), mais dès que nous pouvons atteindre la victime, nous pouvons lui apporter des boissons, des vitamines, des informations… Cela peut l’aider à tenir plus longtemps »,
Mohammad Syafii, chef de Basarnas
La période d’or, définie comme le délai pendant lequel une victime a une chance réaliste de survivre sans nourriture ni eau sous les décombres, doit être exploitée au maximum. L’incident s’est produit lundi 29 septembre vers 15h00 (heure locale), ce qui signifie que la période d’or s’achève jeudi 2 octobre à 15h00.
Les équipes de secours continuent de travailler sans relâche pour optimiser les opérations d’évacuation et tenter de sauver le plus grand nombre de survivants possible.
