La Cour suprême des États-Unis a refusé de se prononcer sur la validité de l’inculpation pour trafic sexuel de Ghislaine Maxwell, ancienne associée de Jeffrey Epstein, évitant ainsi de trancher une question délicate qui aurait pu impliquer l’ancien président Donald Trump. Cette décision intervient alors que M. Trump évoque publiquement la possibilité d’un pardon.
À retenir
- La Cour suprême a rejeté l’appel de Ghislaine Maxwell, qui arguait qu’un accord conclu par Epstein avec les procureurs fédéraux en Floride aurait dû la protéger d’une inculpation à New York.
- Quelques heures après la décision de la Cour, Donald Trump a déclaré qu’il examinait la possibilité d’un pardon pour Maxwell.
- Maxwell purge actuellement une peine de 20 ans de prison après avoir été reconnue coupable en 2021 d’avoir facilité le trafic sexuel de mineures pour le compte d’Epstein.
Contexte
Ghislaine Maxwell contestait la légalité de son procès, estimant qu’un accord de plaidoyer conclu par Jeffrey Epstein en 2007 avec la justice fédérale de Floride devait lui conférer une immunité contre toute poursuite. Selon elle, cet accord aurait dû l’empêcher d’être inculpée à New York. Le ministère de la Justice américain a soutenu que cet accord n’était valable que dans le district sud de la Floride et ne s’appliquait pas au district sud de New York, où Maxwell a été jugée et condamnée.
La Cour suprême a estimé que l’affaire Maxwell n’était pas le cas approprié pour trancher la question de savoir si un accord conclu dans un district fédéral lie les procureurs dans d’autres districts. Le ministère de la Justice a également souligné qu’il n’existait aucune preuve que l’accord de plaidoyer d’Epstein avait été conclu dans le but de protéger Maxwell. Les avocats de Maxwell, quant à eux, affirment que le gouvernement cherche à revenir sur ses engagements.
« Le gouvernement demande un chèque en blanc pour réécrire ses propres promesses après coup », ont-ils déclaré. Ils insistent sur le fait que la question centrale est de savoir ce que le gouvernement a promis, et non les agissements d’Epstein.
Jeffrey Epstein est décédé par suicide en 2019 dans une cellule de prison à Manhattan alors qu’il attendait son procès pour trafic sexuel. Sa mort a suscité des interrogations et des accusations de dissimulation impliquant des personnalités puissantes. Des figures influentes proches de l’ancien président Trump, comme Tucker Carlson et Steve Bannon, ont exprimé des doutes quant aux circonstances de son décès.
Ce qui change
La décision de la Cour suprême maintient la condamnation de Maxwell. Par ailleurs, Donald Trump a indiqué qu’il examinerait la possibilité d’un pardon, ce qui pourrait potentiellement modifier sa situation juridique. En juillet dernier, Maxwell avait rencontré le procureur général adjoint Todd Blanche pendant deux jours, et son équipe juridique espère obtenir un pardon ou une commutation de peine en échange de sa coopération dans l’enquête sur Epstein et les réseaux de trafic sexuel.
Suite à un tollé public concernant l’affaire Epstein, Maxwell avait été transférée d’une prison fédérale en Floride vers un établissement de sécurité moindre au Texas.
Prochaines étapes
Il faudra surveiller les éventuelles actions de Donald Trump concernant un pardon potentiel pour Ghislaine Maxwell. Bien qu’il ait affirmé ne pas être au courant de la demande de Maxwell, il a déclaré qu’il allait « y jeter un œil » et en discuter avec le ministère de la Justice.
Chiffres clés
- Peine de prison de Ghislaine Maxwell : 20 ans
- Année du décès de Jeffrey Epstein : 2019
Sources
Aucune source spécifique n’est citée dans le texte fourni.
