Publié le 23 octobre 2025 à 13h30. Le gouvernement argentin a pris des sanctions à l’encontre de près d’une centaine de supporters de l’Universidad de Chile suite aux violents incidents survenus à Avellaneda lors d’un match de Copa Sudamericana, un épisode qui avait déjà entraîné la disqualification d’Independiente.
- 91 supporters de l’Universidad de Chile sont désormais interdits de stade sur le territoire argentin.
- Le ministère de la Sécurité argentin accuse les supporters chiliens d’avoir initié les troubles, notamment en incendiant un siège.
- Le rapport officiel omet les agressions commises par les supporters d’Independiente contre les supporters chiliens.
Plus de deux mois après les graves affrontements qui ont éclaté à Avellaneda, le gouvernement argentin a annoncé des mesures restrictives à l’encontre de 91 supporters de l’Universidad de Chile, surnommée « La U ». Ces sanctions, décrétées par le ministère de la Sécurité, consistent en une interdiction de participer à tout événement sportif sur le sol argentin.
Selon le document officiel, rendu public ce jeudi et listant les noms des personnes concernées, les supporters chiliens sont accusés d’avoir provoqué et encouragé les incidents qui ont conduit à la suspension du match de Copa Sudamericana face à Independiente. Le point de départ de ces troubles serait l’incendie d’un siège en plastique dans la tribune « Sur Alta », un acte confirmé par les autorités policières d’Avellaneda et l’Agence pour la prévention de la violence dans le sport de la province de Buenos Aires.
Le rapport détaille également que, pendant le match, des supporters chiliens ont été filmés par les caméras de sécurité en train de dégrader des installations, notamment des toilettes. De plus, des objets contondants auraient été lancés depuis les tribunes occupées par les supporters de La U vers le secteur réservé aux supporters locaux. Ces actions auraient incité les supporters d’Independiente à se déplacer et à en découdre avec leurs homologues chiliens, entraînant des blessures parmi les supporters de l’Universidad de Chile.
Le ministère de la Sécurité, dirigé par Patricia Bulrich, indique que « les actions menées par ces supporters ont généré un climat de violence entre les deux parties, motivant les supporters locaux à se déplacer de leur emplacement vers le secteur de la tribune « Sur Alta », à l’occasion d’affronter les intimidateurs, ce qui a conduit à une confrontation entre les deux factions, aboutissant à la blessure de plusieurs supporters de l’Universidad de Chile ».
Cependant, le rapport officiel est critiqué pour son silence concernant les violences commises par les supporters d’Independiente. Des témoignages et des images ont révélé des agressions graves, incluant des déshabillages, des coups portés avec des objets contondants, et même des supporters chiliens contraints de sauter d’une hauteur d’environ 15 mètres. Ces actes de barbarie ne sont pas mentionnés dans le document du ministère.
Le rapport souligne également que, à la fin du match, les supporters chiliens, « se sont retirés du stade en maintenant une attitude hostile, portant des bâtons, des éléments métalliques et incitant à la violence, ce qui a motivé les policiers présents à les arrêter ».
Ces sanctions interviennent alors que l’Universidad de Chile affronte Lanus en demi-finale de la Copa Sudamericana. Il convient de rappeler que, suite aux incidents d’Avellaneda, l’Universidad de Chile avait été promue en quarts de finale et Independiente avait été disqualifié par la CONMEBOL en raison de manquements en matière de sécurité.
