Publié le 29 novembre 2025 à 14h15. Un enseignant britannique a été suspendu puis licencié après avoir tenu des propos jugés blessants sur l’islam en classe, déclenchant un débat sur la liberté d’expression et les limites de la pédagogie.
- Un enseignant a été sanctionné pour avoir réprimandé des élèves pour un comportement inapproprié et pour avoir évoqué la place de l’islam au Royaume-Uni.
- L’élève qui s’est plaint a affirmé que l’enseignant lui avait suggéré l’existence d’une école islamique à proximité.
- L’enseignant conteste sa suspension et a engagé une action en justice, soutenu par l’Union pour la liberté d’expression.
L’incident s’est produit dans une école non précisée au Royaume-Uni. L’enseignant, dont l’identité n’a pas été divulguée, avait réprimandé des garçons pour s’être lavé les pieds dans les toilettes de l’établissement. Au cours de cette réprimande, il leur aurait également rappelé que l’islam est une religion minoritaire en Grande-Bretagne.
Selon le témoignage de l’élève qui s’est plaint, l’enseignant lui aurait également suggéré qu’il existait une école islamique à environ 1,5 kilomètre (1 mile) de l’établissement.
Suite à cette plainte, un enregistrement quotidien, selon ses informations, a révélé que l’enseignant avait été suspendu puis licencié en mars 2024. L’affaire a ensuite été transmise au comité local de protection de l’enfance et à la police. Une évaluation par un spécialiste de la protection de l’enfance a conclu que les commentaires de l’enseignant sur l’islam avaient causé un « préjudice émotionnel » à l’élève. L’enquête policière a finalement été classée sans suite.
L’enseignant a contesté la décision des autorités locales et a intenté une action en justice, bénéficiant du soutien de l’Union pour la liberté d’expression (Free Speech Union). Il travaille actuellement à temps partiel dans une autre école, située dans une ville différente.
« Cet enseignant a perdu son emploi et a failli être banni de la profession à vie simplement parce qu’il a souligné que la religion d’État de l’Angleterre est l’anglicane. »
Lord Young, directeur de l’Union pour la liberté d’expression
Lord Young a également ajouté :
« C’est une situation très étrange dans un pays où un enseignant peut être déclaré présentant un risque pour la protection de l’enfance simplement parce qu’il dit la vérité. »
Lord Young, directeur de l’Union pour la liberté d’expression
Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression et les politiques scolaires. L’Union pour la liberté d’expression affirme observer une augmentation des cas où des opinions considérées comme politiquement sensibles ou « patriotiques » sont censurées dans les écoles et les espaces publics, au nom de la protection de l’enfance.
(Image de couverture : Illustration. Photo : SolStock / Getty Images)
