Publié le 8 janvier 2026 10:20:00. L’activité physique pourrait être aussi efficace que la psychothérapie pour atténuer les symptômes de la dépression, selon une vaste revue d’études. Cette recherche confirme l’intérêt d’une approche non médicamenteuse pour améliorer le bien-être mental.
- L’exercice physique offre un bénéfice comparable à celui de la psychothérapie pour les symptômes dépressifs.
- Des programmes combinant différents types d’exercices et l’entraînement en résistance semblent plus efficaces que l’aérobie seule.
- L’activité physique est une option sûre et accessible, mais son efficacité varie d’une personne à l’autre.
Une revue Cochrane, menée par l’Université du Lancashire et analysant 73 études impliquant près de 5 000 adultes, confirme que l’exercice physique peut jouer un rôle significatif dans la réduction des symptômes dépressifs. Les chercheurs ont comparé les effets de l’activité physique à ceux de la psychothérapie et des antidépresseurs, révélant des résultats encourageants.
L’étude, publiée dans la Base de données Cochrane de revues systématiques, suggère que l’exercice physique procure un soulagement comparable à celui obtenu grâce à la psychothérapie. Les comparaisons avec les antidépresseurs indiquent également un bénéfice similaire, bien que les preuves à ce sujet restent plus limitées et nécessitent des recherches supplémentaires. Il est important de noter que les effets à long terme de l’exercice sur la dépression ne sont pas encore pleinement établis, car peu d’études ont suivi les participants sur une période prolongée après la fin du traitement.
Les résultats indiquent qu’un exercice d’intensité légère à modérée pourrait être plus efficace qu’une activité physique intense. De plus, les programmes comprenant entre 13 et 36 séances d’entraînement semblent être associés à une amélioration plus importante du bien-être général. Aucun type d’exercice n’a démontré une supériorité significative par rapport aux autres, mais les programmes combinés et l’entraînement en résistance se sont avérés plus performants que l’aérobie seule.
Les effets secondaires liés à l’activité physique étaient rares, se limitant à des blessures musculo-squelettiques occasionnelles. En comparaison, les participants prenant des antidépresseurs ont signalé des effets secondaires typiques tels que la fatigue et des troubles gastro-intestinaux. Cette revue intègre 35 nouvelles études aux analyses précédentes, datant de 2008 et 2013. Malgré l’ajout de ces données, les conclusions générales demeurent globalement inchangées.
« L’exercice physique semble être une option sûre et accessible pour aider à gérer les symptômes de la dépression, »
Andrew Clegg, auteur principal de la revue
« Cela fonctionne bien pour certaines personnes mais pas pour tout le monde et il est important de trouver des approches que les individus sont capables de maintenir. Si nous voulons découvrir quels types d’exercices fonctionnent le mieux, pour qui et si les bénéfices durent dans le temps, nous avons besoin d’études plus vastes. »
La dépression est un problème de santé publique majeur, touchant plus de 280 millions de personnes dans le monde et constituant l’une des principales causes de maladie et d’invalidité.
