Publié le 25 novembre 2025 à 07h02. Un nouveau médicament antidiabétique, l’orforglipron, se révèle prometteur dans la lutte contre l’obésité, offrant une alternative sous forme de comprimé à l’Ozempic, actuellement administré par injection.
- L’orforglipron, développé par Eli Lilly, a démontré une efficacité significative dans la perte de poids chez les adultes atteints d’obésité et de diabète de type 2, selon une étude publiée dans The Lancet.
- Contrairement à Ozempic et à d’autres traitements similaires, ce nouveau médicament est pris par voie orale, ce qui pourrait améliorer l’observance et l’accessibilité.
- Les Pays-Bas, confrontés à une épidémie d’obésité croissante, pourraient voir ce type de médicament remboursé par l’assurance maladie à l’avenir.
Alors que la popularité d’Ozempic, initialement conçu pour traiter le diabète de type 2, ne cesse de croître comme aide à la perte de poids, un nouveau concurrent émerge. L’orforglipron, un agoniste du GLP-1, se distingue par son administration sous forme de comprimé, une avancée significative par rapport aux injections actuelles. Selon les estimations du RIVM (Institut national de la santé publique et de l’environnement), 64 % de la population adulte néerlandaise sera en surpoids d’ici 2050, soulignant l’urgence de trouver des solutions efficaces contre l’obésité.
L’étude, menée sur plus de 1 500 adultes atteints de diabète de type 2 et présentant un indice de masse corporelle (IMC) de 27 ou plus, a révélé des résultats encourageants. Les participants ayant pris de l’orforglipron quotidiennement, en association avec des conseils nutritionnels et une activité physique régulière (au moins 150 minutes par semaine), ont perdu en moyenne entre 5,5 % et 10,5 % de leur poids, contre seulement 2,2 % pour le groupe placebo. De plus, les niveaux de sucre dans le sang ont également diminué de manière significative chez les patients traités.
Les effets secondaires observés étaient similaires à ceux des autres agonistes du GLP-1, tels que Wegovy et Mounjaro , et se limitaient principalement à des nausées, des vomissements, de la constipation et de la diarrhée, généralement légers et transitoires. Ces effets étaient plus fréquents lors de l’augmentation des doses.
Selon Deborah Horn, spécialiste de l’obésité à l’UTHealth Houston et principale auteure de l’étude publiée dans The Lancet, l’orforglipron pourrait également être plus abordable que les traitements injectables actuels, facilitant ainsi son remboursement par les assurances et son accès à un public plus large. L’approbation de la FDA (agence américaine des médicaments) est attendue, ce qui pourrait rendre le médicament disponible sur le marché dès 2026.
Il est important de souligner que ce médicament n’est pas une solution miracle et doit être associé à un mode de vie sain, comprenant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Il ne s’agit pas d’un traitement à envisager pour les personnes simplement en surpoids, mais plutôt pour celles atteintes d’obésité et de diabète de type 2.
Avertissement : cet article ne constitue pas un avis médical. En cas de préoccupations concernant votre santé, veuillez consulter un professionnel de la santé.

