Home SantéLes aliments ultra-transformés nuisent à tous les organes du corps

Les aliments ultra-transformés nuisent à tous les organes du corps

by Sophie Martin

Publié le 24 novembre 2025 à 15h53. Une étude scientifique d’envergure alerte sur les effets délétères des aliments ultra-transformés sur la santé, touchant potentiellement tous les organes du corps humain et constituant une menace croissante pour la santé publique.

  • Plus de la moitié de l’alimentation au Royaume-Uni et aux États-Unis est désormais constituée d’aliments ultra-transformés, atteignant 80 % chez les jeunes et les populations vulnérables.
  • Une consommation élevée de ces produits est associée à un risque accru d’obésité, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de dépression et de décès prématuré.
  • Des règles plus strictes sont préconisées, notamment en matière de publicité auprès des enfants et d’étiquetage des produits.

Les aliments ultra-transformés, tels que les plats préparés, les céréales du petit-déjeuner, les barres énergétiques, les boissons gazeuses et la restauration rapide, gagnent du terrain dans nos assiettes au détriment des produits frais. Cette tendance, observée à l’échelle mondiale, suscite de vives inquiétudes chez les scientifiques, qui pointent du doigt les conséquences néfastes de ces produits sur la santé.

Une récente étude de synthèse, menée par 43 experts internationaux et analysant 104 études à long terme, établit un lien clair entre une consommation élevée d’aliments ultra-transformés et un risque accru de maladies chroniques ou de décès prématuré. Dans 92 des études analysées, cette corrélation a été clairement démontrée.

Ces produits, souvent très caloriques, sont pauvres en nutriments essentiels et contiennent fréquemment des arômes, des colorants et des émulsifiants artificiels. Selon Carlos Monteiro, scientifique en alimentation à l’Université de São Paulo et co-auteur de l’étude,

« Les résultats montrent l’ampleur de l’impact de ce type d’alimentation. Le corps humain n’est tout simplement pas conçu pour supporter la quantité d’ingrédients industriels présents dans ces aliments. »

Les chercheurs soulignent également le rôle des entreprises agroalimentaires internationales, qui privilégient le marketing, le lobbying et l’influence sur la législation pour rendre leurs produits faciles d’accès, peu coûteux et attrayants. Ces stratégies commerciales, selon eux, entravent la mise en place d’une réglementation efficace, à l’instar de ce qui s’est passé pendant des décennies avec l’industrie du tabac.

Pour contrer cette tendance, les chercheurs préconisent l’adoption de mesures plus strictes, telles que la limitation de la publicité ciblant les enfants, l’instauration d’un étiquetage clair et visible sur les emballages, l’interdiction de ces produits dans les établissements publics comme les écoles et les hôpitaux, et la restriction de l’espace qui leur est dédié dans les supermarchés.

Le Brésil est cité en exemple, ayant pratiquement éliminé les aliments ultra-transformés des programmes nationaux de restauration scolaire. À partir de 2026, 90 % des repas servis dans les cantines scolaires devront être constitués de produits frais ou peu transformés.

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