Publié le 28 octobre 2025 à 21h05. La Banque centrale du Chili a maintenu son taux de référence inchangé à 4,75%, estimant que les risques pour l’inflation justifient une approche prudente avant de modifier sa politique monétaire.
- La Banque centrale a conservé son taux directeur à 4,75% après sa réunion d’octobre.
- Elle souligne la persistance de risques inflationnistes, malgré un scénario économique global conforme aux prévisions.
- L’erreur de calcul de la Commission nationale de l’énergie (CNE) concernant l’inflation n’a pas été abordée lors de cette réunion.
La Banque centrale du Chili a conclu sa réunion de politique monétaire d’octobre en décidant à l’unanimité de maintenir son taux de référence à 4,75%. Cette décision, conforme aux attentes du marché, intervient alors que l’institution observe une situation économique qui correspond globalement à ses prévisions, telles qu’elles ont été établies dans son rapport de septembre.
Cependant, la Banque centrale reste vigilante. Elle met en garde contre des « risques pour la trajectoire de l’inflation future », soulignant la nécessité d’accumuler davantage d’informations avant d’envisager une évolution de sa politique monétaire. L’objectif reste de maintenir l’inflation autour de 3% tout en favorisant la croissance économique.
L’environnement économique international a également été examiné. La Banque centrale a noté la baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed), en lien avec un ralentissement du marché du travail américain. Elle a également observé une activité économique américaine légèrement plus résiliente et la persistance de facteurs pouvant exercer une pression à la hausse sur l’inflation. Les incertitudes liées aux relations commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine, demeurent également préoccupantes. La Banque centrale a également fait état de fluctuations sur les marchés financiers internationaux, d’évolutions mitigées des devises et d’une volatilité du prix du pétrole.
Concernant les matières premières, le cuivre connaît une « hausse pertinente », en partie due aux contraintes d’approvisionnement mondiales et à des facteurs géopolitiques.
Au niveau national, le Conseil de la Banque centrale, présidé par Rosanna Costa, a rappelé que l’indice Imacec (indicateur mensuel de l’activité économique) a diminué de 0,7% en août, et de 0,5% hors secteur minier, bien que les deux aient affiché une croissance annuelle. Les dépenses de consommation semblent conformes aux attentes, tandis que l’investissement montre des signes de dynamisme, notamment dans les machines et équipements.
Le marché du travail présente des signaux mitigés, avec une légère baisse du chômage, mais une création d’emplois lente. La croissance des salaires a également ralenti. L’inflation, mesurée par l’IPC (indice des prix à la consommation), s’est élevée à 4,4% en septembre (4,4% hors produits volatils), conformément aux prévisions. Les anticipations d’inflation sur deux ans, issues des enquêtes auprès des acteurs économiques, se situent autour de 3% à 3,1%.
Dans son communiqué, la Banque centrale a précisé qu’elle continuera à évaluer les prochains ajustements de sa politique monétaire en fonction de l’évolution de la macroéconomie et de ses implications sur la convergence de l’inflation vers l’objectif de 3%. Elle réaffirme la nécessité d’une approche prudente, compte tenu des risques persistants pour la stabilité des prix.
Il est à noter que l’erreur de calcul de la Commission nationale de l’énergie (CNE) concernant l’estimation de l’inflation et son impact sur les factures d’électricité n’ont pas été mentionnés lors de cette réunion.
