Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le réseau social TikTok, afin de déterminer si son algorithme pourrait inciter au suicide des personnes vulnérables. Cette décision fait suite à une plainte déposée par un député socialiste, qui s’inquiète notamment de l’accès facile des mineurs à la plateforme et de la puissance de son algorithme.
L’enquête a été confiée à la Brigade anti-cybercriminalité (BL2C) de la Préfecture de police de Paris. Elle s’appuie sur les conclusions d’une commission parlementaire présidée par le député Arthur Delaporte, qui a étudié les effets psychologiques de TikTok. Selon le parquet, la plainte met en évidence une modération jugée insuffisante des contenus sur la plateforme, ainsi qu’un algorithme qui pourrait enfermer les utilisateurs dans une spirale de vidéos potentiellement dangereuses.
« Le député a déféré à la justice différents éléments pointés par cette commission d’enquête, dénonçant notamment ce qu’il considère comme une modération insuffisante de TikTok, son accès facile par les mineurs et son algorithme élaboré, qui pourrait pousser des personnes vulnérables au suicide en les enfermant rapidement dans une boucle de contenus », a précisé le parquet dans un communiqué.
Cette enquête intervient après d’autres alertes. Un rapport du Sénat publié en 2023 et une étude d’Amnesty International de la même année avaient déjà mis en garde contre les risques liés à l’algorithme de TikTok, soulignant son potentiel addictif et le danger de voir des jeunes ayant des tendances à l’automutilation passer à l’action.
