Publié le 26 décembre 2025 17h00. Le Galaxy Z TriFold, le dernier smartphone pliable de Samsung, a subi des tests de résistance rigoureux qui révèlent ses limites en termes de durabilité, notamment au niveau de son châssis et de son écran interne.
- Le Galaxy Z TriFold a été testé par le YouTuber JerryRigEverything.
- C’est le premier smartphone pliable de Samsung qui ne résiste pas à un test de résistance poussé.
- Les principaux points faibles sont son châssis ultra-fin, son dos en plastique et la fragilité de son écran interne pliable.
Samsung a récemment dévoilé le Galaxy Z TriFold, un appareil pliable capable de se transformer en une tablette de 25,4 cm (10 pouces) en un instant. Avec une épaisseur de seulement 3,9 mm une fois déplié, ce smartphone innovant soulève naturellement des questions quant à sa résistance physique. Zack Nelson, de la chaîne YouTube JerryRigEverything, s’est donc chargé de répondre à ces interrogations.
Le Galaxy Z TriFold face à la concurrence
Le Galaxy Z TriFold se positionne comme une réponse directe au Huawei Mate XT Ultime. Cependant, contrairement à son concurrent, l’écran flexible du Z TriFold se replie vers l’intérieur, offrant une meilleure protection contre les agressions extérieures. Un atout non négligeable, car l’écran reste l’élément le plus vulnérable, susceptible de se rayer facilement. L’écran externe, quant à lui, bénéficie d’une protection Gorilla Glass Ceramic 2, lui permettant de résister aux matériaux d’une dureté inférieure ou égale à 5 sur l’échelle de Mohs.
Le cadre du téléphone est en aluminium fin, les charnières intègrent du titane, et le dos est constitué d’un polymère renforcé de fibres de verre céramique. Bien que ce polymère soit plus résistant aux fissures en cas de chute, il est particulièrement sensible aux rayures. Malgré cette combinaison de matériaux, le téléphone est certifié IP68, garantissant une protection contre l’eau et les particules solides.
Néanmoins, le smartphone reste vulnérable aux éléments fins : sable, poussière et argile peuvent s’infiltrer dans les mécanismes des deux charnières, provoquant des grincements désagréables. De plus, l’écran interne, se repliant hermétiquement, est particulièrement sensible à la présence de ces particules, même minimes, qui peuvent causer des dommages irréversibles. Il est également déconseillé de laisser les deux écrans se toucher directement, car la couche de protection plus fine de l’écran interne peut être rapidement endommagée.
Le test de résistance a révélé un point faible majeur : la fragilité de la structure pliable. Bien que les précédents modèles Fold aient résisté aux épreuves de Zack Nelson, cet appareil ultra-fin, doté d’un écran de 25,4 cm (10 pouces) et d’un dos en plastique, n’a pas survécu. Une pression relativement faible suffit à plier les ailes fines, et une tentative de pliage dans le sens inverse de celui prévu par Samsung entraîne la destruction de l’écran interne. Il est cependant important de noter qu’une force considérable est nécessaire pour atteindre ce point.
Démontage et réparabilité
Après le test de résistance, Zack Nelson a procédé à un démontage rapide de l’appareil, révélant des aspects intéressants. Il a été constaté que le dos en plastique s’enlève facilement, facilitant l’accès aux composants internes et simplifiant potentiellement les réparations. Cependant, certaines opérations, comme le remplacement de la batterie, peuvent s’avérer délicates.
Chaque aile du Z TriFold contient sa propre batterie, fixée par des adhésifs. Le démontage de ces batteries est risqué, car leur finesse les rend susceptibles de se plier et de prendre feu. De plus, l’absence de système de refroidissement – pas de pâte thermique, pas de chambre à vapeur, pas de circuit de refroidissement – pourrait entraîner une surchauffe du processeur lors d’une utilisation intensive, notamment pour le multitâche ou les jeux.
Le Galaxy Z TriFold repousse les limites de la technologie actuelle, mais reste un appareil prometteur, ouvrant la voie à de futures innovations dans le domaine des smartphones pliables.


