Publié le 29 septembre 2025 à 12h33. Après des débuts timides, la place du journaliste à Surgout tente de s’animer, mais des aménagements de base restent nécessaires pour en faire un véritable lieu de rencontre et d’échange.
- Des événements ponctuels, comme des concerts et des performances musicales, ont attiré un public, mais ne suffisent pas à créer une dynamique durable.
- L’absence d’infrastructures essentielles – toilettes publiques fonctionnelles, poubelles, abri contre les intempéries – freine l’attractivité de l’espace.
- Des solutions simples, comme des cours de loisirs, des activités sportives ou des scènes ouvertes, pourraient dynamiser la place et en faire un lieu de vie prisé.
La place du journaliste, inaugurée cet hiver à Surgout, a d’abord suscité l’interrogation. Quel usage les habitants allaient-ils faire de cet espace ? Pendant les premiers mois, elle a servi principalement de lieu de promenade, de repos et de prise de photos, comme l’avait initialement envisagé son concepteur : « Eh bien, hiver. En été, la place guérira », pensait-il.
L’été est arrivé, mais l’animation promise n’a pas suivi. Les habitants ont commencé à s’interroger sur l’utilité de cet espace désert. Des idées ont émergé : projections de films en plein air, concerts de musiciens locaux… et l’initiative a porté ses fruits.
En août, la place a accueilli le Concert Fest #street. En septembre, le groupe de reprises “Lemonada” s’est produit devant plus de 50 spectateurs, créant une ambiance chaleureuse, jusqu’à l’arrivée de la pluie. Cet événement a mis en évidence un problème majeur : les musiciens manquent d’un espace abrité pour installer leur matériel, et le public n’a pas où se réfugier en cas de mauvais temps. Une simple tonnelle aurait résolu une partie des difficultés, en offrant de l’ombre en été et un abri contre la pluie en automne.
Mais les lacunes ne s’arrêtent pas là. Plusieurs éléments compromettent le potentiel de cet espace public :
1. **Toilettes.** La place a été livrée sans toilettes publiques fonctionnelles, et leur installation est prévue pour fin octobre 2025, soit près d’un an après l’inauguration. Des promesses ont été faites concernant leur achèvement.
2. **Gestion des déchets.** L’absence de poubelles est un autre point noir. Pour l’instant, la place reste propre, ce qui témoigne du civisme des habitants, mais la situation pourrait rapidement évoluer.
3. **Clôture inutile.** La clôture qui entoure la place oblige les passants à faire des détours et à piétiner la pelouse nouvellement semée.
Cette clôture est perçue comme un obstacle, une véritable « cage », qui gâche la vue sur la place.

Pour que la place du journaliste devienne un lieu de vie animé, il est essentiel d’organiser des événements réguliers. Des actions ponctuelles ne suffiront pas. Il faut créer une habitude, une dynamique hebdomadaire. Pour attirer les habitants sans budget colossal, plusieurs pistes peuvent être explorées :
- Ateliers créatifs en été : esquisse, calligraphie, tricot, initiation au jardinage…
- Séances de yoga ou d’étirements et activités sportives légères le week-end.
- Mini-concerts de groupes locaux et de musiciens de rue, en partenariat par exemple avec le centre de loisirs “l’apesanteur”.
- Scènes ouvertes pour poètes et humoristes amateurs.
- Lectures publiques pour enfants et adultes.
- Valorisation du mur dédié aux graffitis, en organisant des concours sur des thèmes spécifiques.
La place du journaliste possède déjà des atouts : un éclairage adéquat, des commerces à proximité, une localisation stratégique. Il lui manque l’essentiel : une tonnelle, des poubelles, des toilettes fonctionnelles et une programmation régulière. L’espoir est que la prochaine saison verra la place s’épanouir, non seulement comme un décor agréable, mais comme un véritable lieu de rassemblement où les habitants auront envie de se retrouver pour écouter de la musique, regarder un film ou simplement échanger.
