Publié le 11 janvier 2026 à 12h07. Une chanson à la gloire du régime fasciste italien, « Faccia nera », a été diffusée dans deux parcs d’attractions, suscitant l’indignation et une réaction ferme des autorités locales.
- La chanson, symbole de la propagande coloniale italienne, a été entendue dans un parc d’attractions à Gênes et à San Remo.
- La maire de Gênes, Silvia Salis, a dénoncé un « geste d’une gravité absolue » et annoncé une enquête pour d’éventuelles sanctions.
- L’incident relance le débat sur la persistance de nostalgies fascistes en Italie.
La mélodie controversée, composée pour exalter les ambitions impériales du Duce, a retenti hier au Winter Park de Ponte Parodi, à Gênes. Des familles, dont des enfants, étaient présentes lorsque la chanson a commencé à être diffusée, provoquant la consternation de certains visiteurs.
Un spectateur a filmé la scène et a interpellé le responsable du manège, lui exprimant son désaccord. Une altercation a suivi, le forain minimisant l’importance de son choix musical. Selon le témoin, il s’agissait d’une forme d’« excuse pour le fascisme », un « crime » selon ses termes.
Cet incident n’est pas isolé. Quelques jours avant Noël, une vidéo similaire a émergé à San Remo, montrant la même chanson diffusée dans un autre parc d’attractions fréquenté par des enfants.
La maire de Gênes, Silvia Salis, a réagi avec fermeté. Dans une déclaration, elle a qualifié la diffusion de la chanson de « geste d’une gravité absolue », soulignant que le Winter Park bénéficie de « contributions publiques importantes » de la municipalité.
« À Gênes, il n’y a pas et il n’y aura jamais de place pour la nostalgie fasciste. »
Silvia Salis, maire de Gênes
Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et évaluer les sanctions possibles. La maire Salis a également demandé aux autorités compétentes de se saisir de la question et a appelé les organisateurs du Winter Park à exclure l’attraction concernée. Elle attend également une « condamnation claire et sans ambiguïté » de la part de tous les partis et mouvements politiques de la ville.
« Gênes est et restera toujours fièrement antifasciste », a conclu Silvia Salis.
