Publié le 7 janvier 2026 à 19h19. La disponibilité des bagues connectées pour le suivi de la santé aux États-Unis est réduite suite à une décision de la Commission américaine du commerce international (ITC) favorisant Oura, un acteur majeur du marché, dans un litige de brevets.
- La Commission américaine du commerce international (ITC) a interdit à RingConn et Ultrahuman d’importer de nouvelles bagues connectées aux États-Unis.
- Le litige portait sur la violation d’un brevet d’Oura concernant la conception matérielle des bagues intelligentes.
- Ultrahuman, qui avait prévu d’étendre sa production aux États-Unis, se distingue par l’absence d’abonnement pour l’utilisation de sa bague.
Le marché des bagues connectées dédiées au suivi de la santé connaît des remous aux États-Unis. Depuis le 21 octobre 2025, l’offre s’est restreinte suite à une décision de l’ITC en faveur d’Oura, une entreprise spécialisée dans ces dispositifs. La commission a estimé que les bagues de RingConn et d’Ultrahuman violaient un brevet détenu par Oura, portant sur une conception spécifique d’anneau intelligent.
Cette décision a conduit à l’interdiction d’importer de nouvelles bagues de ces deux marques sur le territoire américain. Oura détaille les tenants et aboutissants de cette affaire sur son blog.
Ultrahuman, en particulier, subit de plein fouet les conséquences de cette interdiction. L’entreprise avait même investi dans une usine de fabrication basée aux États-Unis afin de répondre à une demande croissante et potentiellement contourner les droits de douane américains. La bague d’Ultrahuman se différencie de celle d’Oura par l’absence d’abonnement mensuel (6 $ par mois pour Oura) pour accéder à toutes les fonctionnalités.
Le brevet en question, numéro 178, protège une architecture matérielle spécifique, notamment une disposition en couches intégrant des composants électriques. Certains experts estiment que cette description est suffisamment large pour englober de nombreux modèles de bagues connectées, voire d’autres appareils électroniques portables.
Ce litige ne date pas d’hier. En 2024, Oura avait déjà conclu un accord de licence pluriannuel avec Circular, un fabricant français de bagues connectées, lui permettant de continuer à vendre ses produits aux États-Unis. Samsung avait également tenté de poursuivre Oura en justice de manière préventive, craignant des accusations de contrefaçon, mais sa demande a été rejetée par un juge.
Fin 2025, Oura a élargi ses actions en justice en déposant une plainte contre Samsung (avec son Galaxy Ring en préparation), Reebok (sa bague connectée), Zepp Health (la bague Amazfit) et Nexxbase (la Luna Ring). Oura a par la suite conclu des accords de licence avec RingConn et Omate, leur permettant également de poursuivre leurs ventes aux États-Unis.
