Une frappe aérienne russe a tué au moins une personne et blessé 29 personnes, dont deux enfants, le 11 juillet 2026, selon le communiqué de la ville.
Le rôle de Kobra dans les opérations de secours
Le service de secours municipal de Zaporizhzhia, Kobra, opère 24 heures sur 24 pour sauver des vies après les frappes russes. Selon le rapport de l’UNDP, le service dispose de 18 sapeurs-pompiers en permanence, avec des unités supplémentaires déployées lors des attaques massives. « Après une frappe, les dalles s’effondrent comme un château de cartes. Les engins lourds ne peuvent souvent pas s’approcher. Les sauveteurs travaillent à la main, en retirant les morceaux de béton un par un », a déclaré Roman Serhieiev, responsable du service, cité par l’UNDP.
Kobra, en service depuis 35 ans, dépend de l’aide de l’UNDP et de l’Union européenne. En février 2025, des équipements ont été livrés, notamment des outils sans fil et un véhicule passager pour transporter des équipes supplémentaires. Des générateurs permettent de créer des points d’abri improvisés, offrant chaleur, eau chaude et chargeurs de téléphones aux victimes. Le service fonctionne à 95 % de sa capacité, avec un effectif triplé depuis le début de l’invasion, incluant 50 jeunes spécialistes.
Les défis quotidiens de Zaporizhzhia
Zaporizhzhia, située à 20 kilomètres de la ligne de front, subit régulièrement des bombardements. Le maire a indiqué que les troupes russes se rapprochent de la ville, selon aljazeera.com. Les habitants doivent faire face à des explosions, des pannes de courant et des accidents. Roman Serhieiev, qui travaille dans le service depuis 24 ans, a affirmé que pour eux, Zaporizhzhia reste un géant industriel qui résiste malgré les coups et tente de se réparer chaque jour.
Les districts industriels de Zaporizhzhia, situés à proximité du front, subissent les premiers impacts : explosions, pannes de courant et accidents. Les secouristes, médecins et ingénieurs opèrent quotidiennement, souvent en même temps que leurs familles. L’UNDP et l’UE ont soutenu Kobra avec des outils critiques, comme des scies à chaîne sans fil, pour déblayer les décombres.
Les réactions et les efforts de résilience
Malgré les risques, de nombreux habitants choisissent de rester dans la ville. « Mon épouse et ma fille sont revenues ici, malgré l’opportunité de vivre dans une ville plus sûre », a déclaré Serhieiev.
Le service médical d’urgence de Zaporizhzhia, géré par le Centre de soins d’urgence de l’oblast de Zaporizhzhia, opère 24/7. Alina Dubinina, directrice adjointe du centre, a expliqué que les ambulances sont constamment en action, nécessitant des renouvellements de flotte. L’UNDP a mis en place des centres de formation et des espaces sécurisés pour les résidents, dans un effort pour reconstruire les liens sociaux.
Roman Serhieiev, responsable de Kobra, a déclaré : « Pour nous, Zaporizhzhia est encore un géant industriel qui tient malgré les coups, et qui essaie de se réparer chaque jour : fermer des milliers de fenêtres brisées, réparer les toits endommagés, et offrir aux gens une chance de rester dans leurs maisons. »
Les implications futures
La situation à Zaporizhzhia reste fragile, avec des tensions persistantes à 20 kilomètres de la ligne de front. Les efforts de Kobra, soutenus par l’UNDP et l’UE, sont essentiels pour maintenir un minimum de sécurité et de stabilité. Les habitants, confrontés à des conditions difficiles, continuent de lutter pour préserver leur ville, malgré les risques constants.

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’évolution de la situation. Les autorités locales et les organisations internationales suivront de près les développements, tout en s’adaptant aux défis quotidiens. Pour les habitants de Zaporizhia, la résilience reste la clé pour survivre à cette guerre.
aljazeera.com et undp.org rapportent les faits mentionnés dans cet article.
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