Publié le 12 janvier 2026 à 01h40 (heure de La Mecque). L’alliance stratégique entre les États-Unis et Israël, autrefois fondée sur des intérêts communs, s’est transformée selon un analyste en un partenariat déséquilibré aux conséquences profondes pour la région du Moyen-Orient et l’ordre international.
Depuis des décennies, Washington apporte un soutien inconditionnel à Israël, politiquement, économiquement et militairement. Ce soutien, qui dépasse une simple alliance, a engendré une intégration profonde des politiques et des outils entre les deux pays, avec des répercussions considérables selon l’écrivain Reda Behnam.
Behnam, chercheur en affaires sociales, souligne que les États-Unis sont devenus un partenaire à part entière du projet israélien, cautionnant son expansion, sa violence et son impunité, non seulement au détriment des Palestiniens, mais aussi du système international.
Ce soutien a transformé la « relation spéciale » en un fardeau pour les États-Unis et le monde, estime l’analyste. Israël, l’un des alliés les plus proches de Washington en dehors de l’OTAN, bénéficie d’un accès privilégié aux dernières armes et technologies américaines, malgré sa richesse.
L’escalade des tensions a atteint un point critique en 2025, avec des frappes américaines et israéliennes contre des installations iraniennes, une action que Behnam considère comme un appui direct au programme expansionniste israélien. L’Iran, perçu comme un rempart contre l’hégémonie israélienne et un soutien à la cause palestinienne, est depuis la révolution de 1979, l’objet de tentatives d’affaiblissement et de changement de régime de la part d’Israël.
L’article rappelle des événements historiques sensibles, tels que l’attaque israélienne contre le navire américain USS Liberty en 1967, et les affaires d’espionnage israélien aux États-Unis, soulignant que la tolérance américaine face à ces incidents témoigne d’un déséquilibre profond dans la relation.
Behnam évoque notamment l’affaire Jonathan Pollard, un analyste du renseignement de la marine américaine arrêté en 1985 pour avoir espionné au profit d’Israël.
Selon l’auteur, les États-Unis ont versé plus de 317 milliards de dollars (chiffre ajusté selon l’inflation) d’aide à Israël depuis 1946, alors que de larges pans de la société américaine souffrent d’un déclin des services de base.
L’exemple de la guerre d’Irak en 2003, promue par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sous prétexte de la possession d’armes de destruction massive, illustre selon Behnam l’exploitation de cette alliance.
L’auteur conclut que ce « partenariat toxique » a non seulement remodelé le Moyen-Orient, mais a également transformé les États-Unis, les poussant à adopter des politiques plus violentes et anarchiques. Il appelle à une révision radicale de cette relation, mettant fin aux privilèges inconditionnels et rétablissant le respect du droit international, condition fondamentale de toute justice et stabilité.






