Publié le 17 novembre 2025 21:19:00. Le président américain Donald Trump a haussé le ton à l’égard du Mexique dans la lutte contre le trafic de drogue, n’excluant pas une intervention militaire sur son territoire. Il a également réaffirmé sa position ferme envers le Venezuela, laissant la porte ouverte à des discussions directes avec Nicolas Maduro.
- Donald Trump critique ouvertement le Mexique pour son action contre les cartels de la drogue.
- Le président américain n’écarte pas la possibilité de frappes militaires au Mexique pour démanteler les réseaux de narcotrafiquants.
- L’opération « Lance Sud » lancée par les États-Unis en Amérique latine intensifie les tensions avec le Venezuela.
Donald Trump a exprimé lundi son mécontentement face à l’efficacité des efforts mexicains pour endiguer le flux de drogues vers les États-Unis. Il a même laissé entendre qu’il pourrait ordonner des opérations militaires sur le sol mexicain, une déclaration qui marque un tournant par rapport à ses précédents éloges envers la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum pour sa coopération en matière de lutte antidrogue.
« Est-ce que je lancerais des attaques au Mexique pour arrêter le trafic de drogue ? Cela me convient ! Quoi qu’il en soit. Je n’ai pas dit que j’allais le faire… mais j’en serais fier. Nous sauverions des millions de vies », a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse au Bureau ovale de la Maison Blanche.
« Je ne suis pas content du Mexique. »
Donald Trump, président des États-Unis
M. Trump a précisé qu’il était en contact avec le gouvernement mexicain et que ce dernier était conscient de sa position. Ses propos interviennent alors que l’armée américaine a détruit une vingtaine de bateaux dans les Caraïbes et le Pacifique depuis septembre, près du Venezuela et de la Colombie, faisant plus de 70 morts qualifiés de « narcoterroristes ».
Parallèlement, le président américain a réaffirmé sa fermeté envers le Venezuela, n’excluant pas une intervention militaire sur son territoire. Il s’est même dit ouvert à une discussion directe avec Nicolas Maduro.
« Je n’exclus rien, nous devons juste nous occuper du Venezuela. »
Donald Trump, président des États-Unis
« Je vais probablement lui parler, je parle à beaucoup de gens », a-t-il ajouté, interrogé sur la possibilité de s’entretenir avec M. Maduro avant d’envisager une action militaire contre les intérêts vénézuéliens, alors que Washington a renforcé son déploiement dans les Caraïbes. M. Trump a critiqué le gouvernement vénézuélien, l’accusant d’être responsable de l’envoi d’immigrants illégaux, notamment des membres du Train d’Aragua, vers les États-Unis.
« Je ne suis pas enthousiasmé par ceux qui gouvernent le Venezuela. J’aime le Venezuela. J’aime le peuple vénézuélien, mais ce qu’il a fait à ce pays est inacceptable », a-t-il conclu à propos de l’exécutif de Caracas.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues, notamment avec l’annonce de l’ opération « Lance Sud », une initiative américaine visant à lutter contre le trafic de drogue en Amérique latine.
