Publié le 28 novembre 2025 à 03h50. Face à une pression américaine croissante, Nicolás Maduro pourrait envisager l’exil, la Turquie étant présentée comme une destination possible, selon des sources proches du pouvoir vénézuélien.
L’étau se resserre autour de Nicolás Maduro. Alors que les États-Unis intensifient leur présence militaire dans les Caraïbes pour lutter contre le trafic de drogue, et que l’administration Trump n’a pas exclu une intervention pour le destituer, le président vénézuélien semble se retrouver avec de moins en moins d’options.
Selon un rapport du Washington Post, l’exil se dessine comme une possibilité, et la Turquie apparaît comme une destination privilégiée. Ce pays est l’un des rares à avoir maintenu un soutien discret à Maduro depuis son arrivée au pouvoir. En 2024, lorsque plus de 50 nations ont dénoncé la réélection de Maduro comme frauduleuse, le président turc Recep Tayyip Erdogan est resté silencieux, une attitude que Maduro a publiquement saluée, qualifiant Erdogan de « frère ».
« La Turquie est l’endroit idéal pour lui. »
Source proche des décisions du régime vénézuélien
Cette source, citée par le Washington Post, souligne également la bonne relation entre Erdogan et Donald Trump, suggérant que cette proximité pourrait faciliter une issue négociée. Selon elle, les parties étudient les « résultats réalistes et acceptables ».
Un autre responsable du régime, souhaitant rester anonyme, évoque la possibilité de « garanties » américaines en cas d’exil, notamment une assurance que Maduro ne sera pas extradé vers les États-Unis, où il est accusé de diriger le « Cartel des Soleils », une organisation désignée comme terroriste par Washington.
Maduro est également visé par une récompense de 50 millions de dollars pour son arrestation.
Interrogée à ce sujet, la Maison Blanche n’a fait aucun commentaire. Lors d’une récente sollicitation de journalistes, la porte-parole Anna Kelly s’est contentée de répondre : « Aucun commentaire ».
Cependant, des médias vénézuéliens affirment que Maduro n’envisage pas actuellement de quitter le pays pour se réfugier en Turquie, un pays qui n’a pas non plus officiellement réagi à ces spéculations. Le président vénézuélien a d’ailleurs déclaré mercredi 26 novembre que les citoyens devaient être prêts à défendre chaque centimètre carré du territoire national.
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