Sol Villanueva, figure emblématique de la télévision espagnole, a révélé son combat contre le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique rare et invalidante. Après plus d’un an d’hospitalisation et une longue rééducation, l’ancienne présentatrice de Telecinco témoigne de son parcours et de l’importance de l’espoir.
L’annonce a été faite lors d’une interview dans l’émission Fiesta. Sol Villanueva a expliqué que le syndrome de Guillain-Barré, dans lequel le système immunitaire attaque les nerfs périphériques, est une maladie peu fréquente, bien que son nombre de cas ait augmenté depuis la pandémie de Covid-19. Elle souligne la difficulté de son diagnostic : « En raison des symptômes, il est difficile de le détecter. »
Son calvaire a débuté il y a six ans. « Un matin, je ne pouvais même pas me lever. Là, vous savez déjà qu’il ne peut pas être arrêté et qu’il vous attaque. Je ne pouvais pas bouger et ils m’ont admis aux soins intensifs. Ma mobilité était mon gros orteil. Cela a affecté mon visage et tout mon corps », a-t-elle raconté. Après un mois et demi passé en soins intensifs à Riyad, en Arabie saoudite, elle a été transférée à l’hôpital de paralysés de Tolède, en Espagne, où elle a entamé un long processus de rééducation.
L’hôpital de Tolède a marqué un tournant dans sa vie. « Mort et résurrection », décrit-elle cette période, particulièrement difficile pendant le confinement lié à la pandémie. Elle a même demandé à ce que la télévision soit retirée de sa chambre, souhaitant se concentrer pleinement sur sa guérison. « J’ai demandé qu’on m’enlève la télévision, parce que j’étais avec ma guerre. À Riyad, je pensais que s’ils me laissaient là-bas, je ne sortirais pas, je sentais que le lit des soins intensifs était comme ma tombe, mais après le transfert, j’ai toujours été sûr que j’allais guérir. »
Sol Villanueva précise que le traitement du syndrome de Guillain-Barré consiste principalement à stimuler le système immunitaire pour permettre au corps de récupérer. « Guérir, je ne sais pas si c’est le bon mot, car le seul traitement qui existe est de stimuler le système immunitaire pour que le corps récupère. La chance est que cela ne touche pas tout le corps », a-t-elle expliqué.
La journaliste et écrivaine insiste sur l’importance de l’état d’esprit. « Cela semble cliché, mais si vous perdez votre attitude positive et votre espoir, il n’y a rien à faire », affirme-t-elle. Elle révèle également avoir passé « cinq mois sans parler », rendant la rééducation d’autant plus ardue.
Elle se souvient avec émotion d’un moment clé de sa rééducation : « J’étais à Tolède depuis février. Quand l’été arrive, un gardien vient me chercher après ma sieste et me fait me lever, avec mon fauteuil roulant derrière moi, et je n’arrivais pas à y croire. Quand j’ai réalisé cela, j’ai pleuré pendant des minutes et des minutes », témoignant de la joie et de l’espoir qu’elle a ressentis à ce moment précis, convaincue qu’elle allait s’en sortir.

