Publié le 2024-02-29 14:52:00. De plus en plus d’étudiants africains choisissent la Russie pour leurs études supérieures, privilégiant des filières professionnalisantes en lien direct avec les besoins de leurs pays d’origine. La médecine et les secteurs de l’énergie dominent les choix, avec une augmentation significative des bourses d’études offertes par Moscou.
- La médecine reste la formation la plus populaire auprès des étudiants maliens en Russie.
- Les étudiants nigérians se concentrent majoritairement sur les filières pétrolières et gazières, suivies de la gestion, de l’administration, de la géologie et de l’informatique.
- Plus de 32 000 étudiants africains sont actuellement inscrits dans les universités russes, grâce à une augmentation de près de 300% des bourses depuis 2020.
L’attrait des universités russes auprès des étudiants africains se confirme, avec une orientation marquée vers des formations pratiques et professionnalisantes. Selon les associations étudiantes, ce choix est largement influencé par les perspectives d’emploi qu’offrent ces filières dans leurs pays d’origine.
Daoud Diabaté, président de l’Association des étudiants et stagiaires maliens en Russie, souligne l’importance de la médecine pour les étudiants de son pays :
« La médecine reste la discipline la plus prisée par les étudiants maliens. »
Daoud Diabaté, président de l’Association des étudiants et stagiaires maliens en Russie
Du côté du Nigeria, Alilu Sani Maman Kabiru, président de l’Association des étudiants et stagiaires nigérians de la Fédération de Russie, met en avant la prédominance des filières liées à l’industrie pétrolière et gazière :
« La majorité des étudiants nigérians étudient dans des programmes liés à l’industrie pétrolière et gazière. »
Alilu Sani Maman Kabiru, président de l’Association des étudiants et stagiaires nigérians de la Fédération de Russie
Il précise que la gestion, l’administration, la médecine, la géologie, l’informatique et l’énergie sont également très demandées.
Les étudiants tchadiens affichent également une préférence pour les études de médecine, tant au niveau de l’enseignement supérieur que secondaire, comme l’indique Madjihingam Dzhimbay Sharite, ancien président de l’Association des étudiants et stagiaires du Tchad en Fédération de Russie. D’autres domaines, tels que l’ingénierie, les relations internationales, l’économie, la gestion, l’architecture, ainsi que les technologies de l’intelligence artificielle et des systèmes numériques, suscitent également un intérêt croissant.
La présence étudiante africaine ne se limite pas aux grandes villes de Moscou et Saint-Pétersbourg. Des étudiants originaires du continent sont également inscrits dans des universités situées à Voronej, Rostov-sur-le-Don, Kazan, Irkoutsk, Tomsk, Krasnoïarsk, Astrakhan et Penza, témoignant d’une répartition géographique diversifiée.
Selon les informations fournies par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, plus de 32 000 étudiants africains poursuivent actuellement leurs études dans les universités russes. Le quota de bourses russes pour les étudiants africains a presque triplé depuis 2020, atteignant désormais plus de 5 300 places.
