Publié le 2025-11-05 20:22:00. L’assassinat du maire d’Uruapan, Carlos Alberto Manzo Rodríguez, le 1er novembre, est de plus en plus attribué au Cartel de Nouvelle Génération de Jalisco (CJNG), selon les autorités de l’État du Michoacán. L’enquête se concentre sur un possible lien avec l’arrestation récente d’un chef local du cartel.
- Le procureur général du Michoacán, Carlos Torres Piña, affirme que l’arme utilisée dans l’assassinat a déjà servi à éliminer des rivaux du CJNG.
- L’enquête explore un lien possible entre le meurtre et l’arrestation récente de René Belmonte Aguilar, alias « El Rino », un leader régional du CJNG.
- Uruapan est au cœur d’une lutte territoriale entre le CJNG et l’organisation des Templiers.
L’assassinat de Carlos Manzo Rodríguez, survenu le 1er novembre dernier, plonge la ville d’Uruapan dans une nouvelle spirale de violence. Les premiers éléments de l’enquête pointent du doigt le Cartel de Nouvelle Génération de Jalisco (CJNG), une organisation criminelle particulièrement active dans la région. Le procureur général du Michoacán, Carlos Torres Piña, a révélé que des preuves accablantes convergent vers cette piste.
Selon les informations recueillies, l’arme utilisée pour commettre le meurtre du maire a déjà été impliquée dans deux autres assassinats, les 16 et 23 octobre, ciblant des individus liés à une organisation rivale du CJNG. Ces exécutions, également survenues à Uruapan, suggèrent une escalade de la violence liée à la lutte pour le contrôle territorial.
Les autorités locales et fédérales confirment qu’Uruapan se trouve au cœur d’un conflit violent entre le CJNG et l’organisation des Templiers. Cette zone est devenue un champ de bataille où les affrontements entre les deux groupes criminels sont fréquents, semant la terreur parmi la population.
Le meurtre de Carlos Manzo lié à l’arrestation de « El Rino » ?
L’enquête prend une nouvelle tournure avec la possibilité que l’assassinat du maire soit une conséquence directe de l’arrestation récente de René Belmonte Aguilar, surnommé « El Rino », un leader régional du CJNG. La capture de « El Rino », effectuée par la police municipale d’Uruapan, pourrait avoir déclenché une riposte du cartel.
« Oui, c’est un fait que le maire a fait beaucoup de publicité et aucune possibilité, aucune piste d’enquête, y compris celle-ci, car le mobile du crime a été exclu »,
Carlos Torres Piña, procureur général du Michoacán
L’identification du tireur a été rendue difficile par son décès, mais les enquêteurs s’efforcent de remonter la piste des complices. Deux individus sont actuellement recherchés : l’un aurait fourni les vêtements au tueur, tandis que l’autre l’aurait accompagné et aurait participé à des achats en supérette.
Par ailleurs, les autorités ont interrogé les 14 membres de la Garde nationale affectés à la protection du maire, ainsi que les huit policiers municipaux chargés de sa sécurité rapprochée. Leur témoignage pourrait apporter des éléments cruciaux pour reconstituer le déroulement des faits.
Il est à noter que, malgré les déclarations publiques de Carlos Manzo Rodríguez concernant la situation sécuritaire à Uruapan, il n’avait jamais déposé de plainte formelle pour menaces auprès du parquet. De même, aucune plainte de ce type n’a été enregistrée concernant d’autres maires du Michoacán, y compris celui de Pátzcuaro, qui a également fait état de menaces.
