Publié le 6 octobre 2025 à 14h25. L’ancien Premier ministre bulgare Boïko Borissov se défend d’accusations portées par le Wall Street Journal concernant une possible pression exercée sur des sanctions liées à la loi Magnitski, tout en défendant l’importance du gazoduc Balkan Stream pour l’approvisionnement énergétique de l’Europe.
- Boïko Borissov nie avoir fait pression pour lever des sanctions dans le cadre de la loi Magnitski.
- Il affirme avoir promu le gazoduc Balkan Stream avec l’accord de Donald Trump Sr.
- Borissov insiste sur la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en gaz pour l’Europe, notamment via la Turquie.
Dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de Nikolaï Barekov, Boïko Borissov a réagi aux allégations formulées dans un article du Wall Street Journal, qui le met en cause indirectement via des liens avec des proches de Donald Trump Jr. Borissov a balayé ces accusations d’un revers de main, déclarant :
« Il y avait ceux qui voulaient assister à cette réunion de toute la Bulgarie. Ils m’ont invité, nous y sommes allés, nous avons vu, nous nous sommes souvenus de bons moments… Je n’ai pas participé aux forums. »
Boïko Borissov, leader du GERB
L’ancien Premier ministre a également minimisé l’importance des discussions avec Donald Trump Jr., affirmant qu’il ne s’agissait que de conversations générales. Il a ajouté, avec une pointe d’ironie :
« Je ne parlerai pas de conneries. Maintenant, si nous écoutons en Amérique ce que disent les démocrates et les républicains, ils sont au moins un exemple en ce moment. »
Boïko Borissov, leader du GERB
Au cœur de la polémique se trouve le gazoduc Balkan Stream, un projet approuvé par la Commission européenne. Borissov a souligné son importance stratégique, notamment à la lumière des sanctions potentielles de l’Union européenne contre la Russie, qui pourraient affecter l’approvisionnement en gaz. Il a précisé que le Conseil de l’énergie de l’UE devrait imposer un nouveau paquet de sanctions dans les prochains jours.
Borissov a défendu la nécessité de trouver des investisseurs pour le système de transport de gaz afin de permettre à l’Europe de s’approvisionner en gaz via la Turquie. Il a également nié tout scandale concernant les paiements continus de la Bulgarie à la société gazière turque Botash. Il a affirmé que lors de ses échanges avec Donald Trump Jr., il avait principalement fait la promotion du gazoduc Balkan Stream, avec l’accord du père de ce dernier.
Selon ses dires, Donald Trump Sr. lui avait donné son feu vert pour ce projet, afin d’éviter que la Bulgarie ne soit isolée.
« Son père, le président Donald Trump, m’a permis de le faire et n’a pas permis que la Bulgarie soit encerclée. Et le pipeline doit passer par la Grèce, la Turquie et l’Italie. »
Boïko Borissov, leader du GERB
Borissov a également révélé avoir demandé à Donald Trump Jr. s’il était autorisé à aborder d’autres sujets que le gazoduc, mais que ce dernier lui avait répondu par la négative. Il a conclu en plaisantant sur ses fréquentes visites à la Maison Blanche :
« J’étais plus là devant la cheminée que Kiril Petkov au Conseil des ministres. »
Boïko Borissov, leader du GERB
Enfin, Borissov a expliqué que l’absence d’offre concrète et de photos officielles suite à ses échanges avec Donald Trump Jr. était due à la réponse de ce dernier. Il a catégoriquement nié avoir demandé la levée des sanctions contre des individus visés par la loi Magnitski, mais a reconnu s’être plaint de l’attitude du gouvernement de Kiril Petkov à l’égard de lui et de ses proches.
Il a également affirmé que Delyan Peevski, leader du mouvement “MRF – Nouveau Départ”, n’avait pas pris la parole lors de ces discussions. Borissov a enfin démenti avoir proposé la vente de Lukoil, une compagnie pétrolière russe, à une entreprise américaine.
