Publié le 17 octobre 2025 à 21h50. Un avion d’Air Arabia a évité de justesse un crash dans la mer après un incident survenu peu après son décollage de Sicile, suscitant une enquête des autorités italiennes.
- Un avion d’Air Arabia a brusquement piqué du nez 11 secondes après le décollage de l’aéroport de Catane.
- L’appareil, un Airbus A320, a descendu jusqu’à seulement 60 mètres (200 pieds) au-dessus de la surface de l’eau avant de remonter.
- L’Agence nationale italienne pour la sécurité des vols (ANSV) a ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet incident qualifié de “grave”.
Un avion de ligne à bas coût a frôlé la catastrophe en plongeant vers l’océan à environ 645 km/h (400 mph) quelques instants seulement après avoir quitté le sol depuis l’île italienne de Sicile. L’incident, survenu le 20 septembre, a mis en alerte les autorités aéronautiques italiennes.
Le vol d’Air Arabia a soudainement amorcé une descente rapide, commençant à perdre de l’altitude seulement 11 secondes après le décollage de l’aéroport de Catane. L’appareil, un Airbus A320, a plongé jusqu’à une altitude critique de 60 mètres (200 pieds) au-dessus de la mer avant de remonter miraculeusement et de reprendre de l’altitude.
Après ce moment de panique, l’avion a poursuivi son vol sans autre incident vers sa destination finale, Amman, la capitale jordanienne. Les circonstances exactes qui ont conduit à cette trajectoire de vol erratique et dangereuse restent pour l’instant inconnues. Les données de vol indiquent que l’appareil roulait également à une vitesse excessive au moment de l’incident.
L’Agence nationale italienne pour la sécurité des vols (ANSV) a qualifié l’incident de “grave” et a immédiatement lancé une enquête approfondie pour déterminer les causes de cette manœuvre dangereuse. L’ANSV a déclaré que l’avion s’approchait dangereusement de la surface de la mer à une distance très courte.
À bord de l’appareil, il n’y avait pas de passagers, mais deux pilotes et quatre membres du personnel de cabine. Selon le journal italien Corriere della Sera, une alarme s’est déclenchée peu après le décollage, signalant un danger imminent et invitant les pilotes à interrompre le décollage. Il s’agissait d’un système d’alerte de proximité du sol, conçu pour avertir les pilotes en cas de risque de collision avec le terrain.
Les enquêteurs devront analyser les données de vol et interroger les pilotes pour reconstituer le déroulement des événements et identifier les facteurs qui ont contribué à cet incident. Parmi les hypothèses envisagées figurent une erreur de calcul des masses au décollage ou une mauvaise manipulation des commandes par les pilotes.
Cet incident intervient quelques jours après un autre événement troublant impliquant un avion d’EasyJet. Un avion EasyJet a évité de justesse une collision avec un autre appareil sur la piste d’un aéroport français, dans ce qui a été décrit comme l’un des quasi-accidents les plus proches de l’histoire de l’aviation. Un avion tunisien de Nouvelair, tentant d’atterrir, a failli entrer en collision avec l’avion EasyJet qui s’apprêtait à décoller. Les pilotes de l’appareil tunisien ont commis l’erreur d’essayer d’atterrir sur la mauvaise piste. Plus d’informations sont disponibles dans le journal The Times.
Les deux appareils se sont approchés à moins de 3 mètres (10 pieds) l’un de l’autre, une situation extrêmement dangereuse qui aurait pu avoir des conséquences tragiques.
