Publié le 6 janvier 2026 à 10h23. Les mécaniciens roumains ont des préférences marquées pour certaines marques automobiles, notamment celles du groupe Volkswagen, en raison de leur familiarité et de la logique de leur conception. Une récente enquête menée par Casta de Est révèle les raisons de ces préférences et les défis rencontrés avec d’autres marques.
Les mécaniciens les plus expérimentés développent souvent une affinité pour certaines marques ou catégories de véhicules. Cette préférence est forgée par la connaissance approfondie de la construction, de l’approche technique et de la qualité de fabrication de chaque constructeur, mais aussi par l’habitude de travailler sur les modèles les plus courants. En Roumanie, le groupe Volkswagen a dominé le marché automobile pendant les trente dernières années, tant en véhicules neufs qu’en occasion, créant ainsi un lien fort avec les professionnels de l’entretien.
Tout est parti d’une observation simple, raconte Bogdan, le patron de Casta de Est : de nombreux clients s’étonnaient que l’atelier semble se spécialiser uniquement dans les véhicules du groupe VW. Cette perception a conduit l’équipe à se demander si cette préférence était justifiée.
L’équipe a donc organisé une journée de diagnostic sur une sélection de véhicules moins fréquemment rencontrés dans l’atelier : des Honda et des Volvo. Pendant qu’ils travaillaient sur ces voitures, les mécaniciens ont été invités à exprimer leurs préférences et à expliquer pourquoi ils trouvaient plus facile ou plus agréable de travailler sur les modèles du groupe VW.
L’un des premiers cas étudiés concernait une Honda Civic dont le propriétaire se plaignait de vibrations à haut régime et de divers autres symptômes. Une inspection initiale à l’aide d’une caméra endoscopique a révélé des rayures importantes sur les parois des cylindres. Cependant, ces rayures ne semblaient pas être la cause directe des problèmes signalés par le propriétaire.
La mesure de la compression a révélé des valeurs étonnamment uniformes dans les quatre cylindres, bien au-dessus des seuils minimaux recommandés par le constructeur, suggérant que le moteur était encore en bon état. Le problème de vibration s’est finalement avéré être dû à un pare-chocs mal ajusté, décalé de seulement 2 mm, qui entrait en contact avec la carrosserie et transmettait des vibrations indésirables. Le propriétaire a également mentionné que les réglages avaient été modifiés précédemment, entraînant des bruits irréguliers et une perte de puissance.
Après les ajustements, le moteur fonctionnait correctement, surtout compte tenu du kilométrage de 255 000 km. Cependant, une analyse plus approfondie a révélé un moteur fatigué nécessitant un nettoyage des collecteurs d’admission et d’échappement, le remplacement de joints (dont le joint VTEC) et une vidange d’huile, car l’huile actuelle était fortement dégradée.
Un autre véhicule examiné était un Volvo XC90 présentant un problème de pompe à eau. La moitié des aubes de la pompe étaient rouillées, probablement en raison d’une longue période d’inactivité avec un niveau de liquide de refroidissement insuffisant.
La nouvelle pompe à eau, d’origine Volvo, était livrée avec le même type de joint, jugé fragile et peu judicieux par les mécaniciens.
Sur une autre Honda, un client a même déclaré : « Je ferais mieux de faire une Renault, frérot ! » pendant le remplacement des disques de frein. L’atelier a également dû remplacer la courroie d’accessoires et son galet tendeur. Les mécaniciens ont reconnu que les modèles Honda étaient plus complexes et moins intuitifs à réparer.
Une Honda plus récente, équipée d’une transmission CVT, est arrivée pour une vidange complète de l’huile moteur et de la transmission. L’huile moteur était extrêmement noire et dégradée, indiquant un intervalle de vidange largement dépassé.
Le remplacement des bougies d’allumage s’est également avéré difficile, car elles n’avaient pas été changées depuis 82 000 km, un délai jugé trop long par les mécaniciens.
Interrogés sur leurs préférences, la plupart des mécaniciens ont souligné que les véhicules du groupe Volkswagen offraient une ingénierie plus logique, plus claire et plus accessible. Ils ont également exprimé le souhait de travailler sur une plus grande variété de marques afin de ne pas se limiter à une seule approche technique.
Ford et Opel ont été citées comme les marques les moins appréciées. Les véhicules japonais sont considérés comme plus complexes et moins faciles d’accès, mais ne suscitent pas nécessairement d’aversion. Volvo, en revanche, offre des réparations simples et claires, s’apparentant à l’approche européenne. Mercedes a été saluée comme la marque la plus satisfaisante à entretenir.
Vous pouvez visionner l’intégralité de cette analyse dans la vidéo ci-dessous :
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