Publié le 22 décembre 2025 à 19h59. Des chercheurs de Téhéran ont mis au point une nouvelle approche prometteuse pour la thérapie CAR-NK contre les cancers du sang, en utilisant des nanoparticules lipidiques pour délivrer l’information génétique nécessaire aux cellules immunitaires.
- Une nouvelle méthode de thérapie CAR-NK, basée sur l’utilisation d’ARNm encapsulé dans des nanoparticules lipidiques ionisables (LNP), a démontré une efficacité accrue contre les cellules cancéreuses du sang.
- Les cellules CAR-NK ainsi produites présentent une cytotoxicité significativement améliorée contre les cellules leucémiques, y compris celles résistantes aux traitements conventionnels.
- Cette technologie pourrait ouvrir la voie à des thérapies CAR-NK plus accessibles et personnalisées pour les patients atteints de leucémie lymphoblastique aiguë à cellules B (LAL-B).
La thérapie cellulaire par récepteur d’antigène chimérique (CAR) représente une avancée majeure dans le traitement des cancers du sang. Parmi les différentes cellules immunitaires utilisées, les cellules tueuses naturelles (NK) suscitent un intérêt croissant en raison de leur capacité à détruire les cellules cancéreuses sans nécessiter de sensibilisation préalable. L’équipe de recherche, basée à Téhéran, a exploré une nouvelle voie pour optimiser cette approche.
Les chercheurs ont développé des cellules CAR-NK anti-CD19 en utilisant de l’ARN messager (ARNm) codant pour le récepteur CAR, formulé dans des nanoparticules lipidiques ionisables (LNP). L’administration de l’ARNm-LNP aux cellules NK dérivées du cordon ombilical a révélé une efficacité supérieure par rapport aux cellules T primaires. Des analyses plus approfondies ont suggéré que la macropinocytose, un processus d’endocytose, joue un rôle clé dans l’absorption efficace des LNP par les cellules NK.
Les cellules CAR-NK générées grâce à cette plateforme ARNm-LNP ont démontré une cytotoxicité accrue contre les cellules cibles exprimant l’antigène CD19, notamment la lignée cellulaire Raji et les cellules leucémiques primaires prélevées sur des patients atteints de LAL-B réfractaire ou en rechute. Ces résultats suggèrent que cette approche pourrait surmonter les obstacles liés à la production et à l’efficacité des thérapies CAR-NK.
Cette étude ouvre des perspectives prometteuses pour le développement de thérapies CAR-NK plus performantes et accessibles contre les tumeurs malignes à cellules B. Les auteurs soulignent l’importance de poursuivre les recherches pour optimiser cette plateforme et évaluer son potentiel clinique dans des essais cliniques.
Déclaration de conflit d’intérêts
Déclaration d’intérêts concurrents Les auteurs VK et SD sont membres du conseil d’administration et employés de ReNAP. MS, Ma.A., AM et MSM sont actuellement des employés de ReNAP. RA est un ancien employé de ReNAP. Mo.A. est professeur agrégé d’hématologie de laboratoire et de banques de sang ; MV est directeur de l’institut de recherche et professeur agrégé d’hématologie et d’oncologie ; MB est professeur adjoint d’hématologie et d’oncologie ; et ST est étudiant en doctorat au Centre de recherche sur la transplantation de cellules souches hématopoïétiques de l’hôpital Shariati, université des sciences médicales de Téhéran. HSS est étudiant en médecine au département des sciences médicales de l’université des sciences médicales de Téhéran. Les auteurs ne déclarent aucune autre relation ou activité qui pourrait sembler avoir influencé le travail soumis.
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