Publié le 15 novembre 2023 20:56:00. La situation à Gaza a été au cœur d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors que les tensions persistent et que l’accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide américaine semble fragilisé.
- La Russie et Israël ont discuté de la situation à Gaza, du programme nucléaire iranien et de la stabilisation de la Syrie.
- Benjamin Netanyahu a ordonné des frappes « immédiates » contre la bande de Gaza, accusant le Hamas de violation du cessez-le-feu.
- Des retards sont signalés dans le transfert des corps des otages, le Hamas invoquant des « difficultés techniques ».
Selon le Kremlin, une « discussion approfondie » a eu lieu entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu sur la situation au Moyen-Orient, avec un focus particulier sur les développements à Gaza dans le contexte de la mise en œuvre du cessez-le-feu et de l’échange de prisonniers. La question du programme nucléaire iranien et la nécessité d’une stabilisation accrue en Syrie ont également été abordées.
Israël n’a pour l’instant pas confirmé officiellement cette conversation, mais des médias locaux rapportent que c’est Vladimir Poutine qui a pris l’initiative du contact.
La reprise des hostilités inquiète alors que le cessez-le-feu conclu le 10 octobre, sous l’égide de l’ancien président américain Donald Trump, est menacé. Fin octobre, Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée de lancer des attaques « immédiates » contre la bande de Gaza, estimant que le Hamas avait rompu l’accord. Depuis, Israël a mené plusieurs frappes aériennes sur l’enclave palestinienne, faisant 26 morts, et a suspendu l’aide humanitaire.
L’accord du 10 octobre prévoyait le retrait des troupes israéliennes jusqu’à une « ligne jaune » et un contrôle d’environ la moitié de la bande de Gaza. Le Hamas devait remettre les corps de 28 otages tués d’ici le 13 octobre, en échange de la libération par Israël des restes de 15 Palestiniens décédés. Dans le cadre de cette première phase de l’accord, négocié avec la participation de l’administration américaine et de plusieurs États arabes, le Hamas a libéré les 20 derniers otages encore en vie, tandis qu’Israël a relâché près de 2 000 prisonniers palestiniens.
La partie israélienne a fait état de retards dans la restitution des corps des otages. Le Hamas assure vouloir s’y conformer, mais évoque des « difficultés techniques » pour les extraire.
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