Publié le 24 février 2024. L’acteur et chanteur Kim Dong-wan s’est élevé contre une tendance récente sur les réseaux sociaux consistant à tourner en dérision la pauvreté, estimant qu’il s’agit d’un sujet trop sensible pour être traité avec légèreté.
Une mode controversée a émergé sur les réseaux sociaux, où des internautes publient des « mèmes de pauvreté » illustrant une forme d’ironie sur leurs difficultés financières. Ces publications mettent souvent en scène des objets de luxe accompagnés de commentaires décalés, comme une photo d’un sac de créateurs avec la légende : « Je n’avais pas de vêtements, alors j’ai acheté ça. Je déteste la pauvreté », ou encore un gimbap triangulaire (une spécialité coréenne) dégusté avec une montre de luxe, assorti d’un commentaire du type : « Je n’ai pas d’argent, alors je mange encore des gimbap aujourd’hui ».
Si certains considèrent ces publications comme amusantes et une forme d’autodérision, d’autres les critiquent vivement, les qualifiant de « caricature de la pauvreté » et dénonçant un manque de sensibilité envers les personnes réellement en difficulté. Ils estiment que la pauvreté est instrumentalisée à des fins de divertissement.
Kim Dong-wan a exprimé son désaccord sur son fil d’actualité le 21 février, déclarant :
« Appeler cela une plaisanterie d’autodérision, c’est comme transformer les faiblesses des autres en accessoires. »
Kim Dong-wan, acteur et chanteur
Il a ajouté :
« La pauvreté est une émotion trop difficile à utiliser comme une blague. »
Kim Dong-wan, acteur et chanteur
L’artiste a souligné qu’il existe des limites à ce qui peut être considéré comme humoristique et que certaines sensibilités doivent être respectées. Il a notamment évoqué la situation des étudiants qui hésitent à s’acheter un simple gimbap par manque d’argent, tout en étant connectés en permanence pour subvenir à leurs besoins. Il a conclu en expliquant pourquoi il évitait les discussions de groupe en ligne.
De nombreux internautes ont exprimé leur soutien à la prise de position de Kim Dong-wan. L’un d’eux a souligné : « Avoir eu la chance de naître avec une cuillère en argent ne donne pas le droit de se moquer de la majorité des gens ordinaires qui n’ont pas les moyens de vivre décemment. »
Certains ont également fait le lien avec le roman « Stolen Poverty » (littéralement « Pauvreté volée ») de Park Wan-seo, qui raconte l’histoire d’un jeune homme issu d’une famille aisée qui décide de vivre dans la pauvreté pour mieux la comprendre, et découvre la réalité difficile de ceux qui luttent pour survivre.
/Journaliste Daun Kim [email protected]