Home Technologie et scienceThe Matter Standard 2026 – un inventaire | Développement

The Matter Standard 2026 – un inventaire | Développement

by Thomas Caron

Publié le 3 janvier 2026 à 12h39. L’écosystème de la maison intelligente basé sur le standard Matter continue de se développer, avec une adoption croissante des constructeurs professionnels et une démocratisation grâce à des produits plus abordables. Malgré des progrès notables, notamment sur le protocole Thread, des défis persistent en termes d’interopérabilité et de communication claire pour les utilisateurs.

  • De plus en plus de fabricants, tels que Busch-Jaeger (ABB), Maco et Warema, intègrent le standard Matter dans leurs offres professionnelles.
  • Ikea propose désormais des produits certifiés Matter à moins de 10 euros, rendant la technologie accessible à un public plus large.
  • Des améliorations significatives sont apportées au protocole Thread, notamment en termes de durée de vie des batteries et d’élargissement de la gamme de produits compatibles.

L’année 2025 a marqué une étape importante pour Matter, le standard ouvert visant à unifier la communication entre les appareils de la maison intelligente. L’adoption par les professionnels s’accélère, tandis que des acteurs comme Ikea contribuent à populariser la technologie en proposant des produits à des prix très compétitifs. Cependant, l’implémentation complète et harmonieuse de Matter reste un chantier en cours, comme le soulignait un bilan de l’année précédente.

Le protocole Thread, l’une des trois technologies de connexion utilisées par Matter, a longtemps été sujet à critiques. Les réseaux maillés concurrents, la courte autonomie des batteries et le choix limité de produits, notamment après le retrait de fabricants comme Nanoleaf, posaient des problèmes. Heureusement, des avancées sont constatées sur ces trois fronts.

La sélection de produits s’agrandit

Ikea donne le ton en étendant son offre Thread avec plus de 20 nouveaux produits. D’autres entreprises, telles que Aqara, Bosch, Home Assistant, Level, Meross, Philips Hue et Yale, ont également lancé de nouveaux appareils compatibles. ABB, Maco et Warema rejoignent le camp des professionnels, et Samsung a discrètement intégré un routeur frontière Thread à un nombre croissant de ses appareils. D’autres annonces sont attendues lors du salon CES en janvier et de Light + Building en mars 2026.

Prolonger la durée de vie de la batterie

Les nouveaux produits bénéficient généralement des spécifications Matter certifiées actuelles, ce qui permet d’optimiser la consommation d’énergie des appareils fonctionnant sur batterie. La version 1.4 a notamment amélioré la gestion de l’énergie des appareils en veille, en réduisant la fréquence des signalements des capteurs ou boutons radio inactifs sans compromettre leur statut dans le réseau. Les produits certifiés version 1.4 commencent à arriver sur le marché.

L’objectif est d’atteindre une efficacité énergétique comparable à celle du protocole Zigbee, plus mature et conçu pour minimiser la consommation. Zigbee permet des cycles de veille plus longs, nécessite moins de puissance de traitement pour le chiffrement et ne souffre pas de la surcharge de protocole d’IPv6. De nouvelles puces performantes, comme la série nRF54 de Nordic Semiconductor (lien), devraient permettre de combler l’écart.

La durée de vie de la batterie des capteurs sans fil dans la maison intelligente est influencée par de nombreux facteurs. Image : IA

Les fabricants, comme Aqara, signalent une autonomie encore plus courte pour certains produits. Par exemple, le multicapteur FP300 affiche une autonomie Zigbee allant jusqu’à trois ans, contre environ deux ans avec Thread. En pratique, ces valeurs peuvent varier en fonction de facteurs externes, tels que la stabilité du réseau Thread ou la qualité de la connexion du routeur frontière. La présence de plusieurs écosystèmes utilisant la fonctionnalité multi-administrateur peut également solliciter davantage les appareils, réduisant ainsi leur autonomie.

Un réseau Thread bien configuré, avec suffisamment d’appareils alimentés aux bons endroits, et des mises à jour logicielles régulières peuvent prolonger la durée de vie des batteries. Cependant, de nombreux utilisateurs ne sont pas conscients de ces facteurs et attribuent les performances décevantes uniquement au produit.

Harmonisation des réseaux

La transition vers la norme Matter 1.4 est une étape cruciale pour des réseaux stables et indépendants des fabricants. Les nouvelles spécifications du protocole Thread, publiées à l’automne 2024 par Thread Group (lien), standardisent l’échange de données d’accès (identifiants Thread), permettant aux nouveaux routeurs frontaliers de rejoindre un réseau existant au lieu de créer un nouveau maillage. Les réseaux parallèles sont souvent à l’origine de problèmes de connexion et de frustration pour les utilisateurs.

SmartThings a été le premier à implémenter cette fonctionnalité, suivi par Ikea (lien et lien). Ann Olivo, responsable marketing chez Thread Group, a déclaré au magazine américain « The Verge » que les nouveaux routeurs frontaliers ne peuvent être certifiés qu’avec Thread 1.4 (lien). Les candidatures basées sur Thread 1.3 ne seront plus acceptées à partir du 1er janvier 2026. La Connectivity Standards Alliance a également affiné ses spécifications Matter en conséquence. Depuis la version 1.4.2, les routeurs frontaliers et les gestionnaires d’infrastructure réseau (NIM) doivent être certifiés pour Thread 1.4.

Il incombe désormais aux plateformes de mettre en œuvre ces améliorations. De nombreux écosystèmes sont encore au niveau Matter 1.2 ou 1.3. Le fait que certains, comme Amazon, utilisent le SDK de Matter 1.4 ne les empêche pas de ne proposer qu’une sélection limitée de ses fonctionnalités (lien). Le temps jouera en faveur de la standardisation et de l’adoption complète de Thread 1.4. Il reste à voir si cela se concrétisera d’ici 2026.

Le rôle des plateformes Matter

Cela nous amène à un point crucial : la gestion du standard par les grands écosystèmes. La manière dont Amazon, Apple, Google & Co. implémentent les spécifications contredit parfois la promesse de Matter, en raison d’une approche incohérente et peu transparente. Par exemple, SmartThings évolue rapidement et a déjà annoncé la prise en charge de Matter 1.5, tandis que d’autres plateformes sont bloquées à la version 1.2. Ou, comme Google Home, ne proposent pas encore tous les interrupteurs de la première génération Matter 1.0 (lien).

Différences entre les écosystèmes

En pratique, cela crée de la confusion chez les utilisateurs. Les acheteurs des nouveaux produits Ikea constatent parfois que leur télécommande Bilresa ne fonctionne pas dans l’écosystème Google. Il en va de même pour le détecteur d’eau Aqara, dont l’intégration échoue chez Amazon, car l’écosystème Alexa ne reconnaît pas encore les capteurs de fuite. Les forums d’utilisateurs et les boîtes de réception regorgent de témoignages à ce sujet.

Les plateformes constituent une couche entre les appareils finaux et le standard. Elles décident de l’étendue des fonctions. Image : IA

Même lorsque les produits sont reconnus, leur fonctionnalité varie souvent. Il est logique qu’un appareil de commande exotique comme la molette de défilement de la télécommande Bilresa soit entièrement pris en charge uniquement sur le Dirigera Hub d’Ikea. Mais le fait que les boutons normaux puissent être programmés différemment selon la plateforme (une, deux, trois, quatre pressions courtes et longues) est l’une des surprises du standard Matter.

Les versions du sujet se rencontrent

De plus, les plateformes ne décident pas seules des fonctionnalités disponibles. La certification de l’appareil joue également un rôle. Depuis Matter 1.4, par exemple, les robots aspirateurs peuvent s’approcher d’une zone spécifique de l’appartement et ne commencer à nettoyer que là. Cette fonctionnalité repose sur le “Cluster de zones de service”. Pour l’utiliser, la plateforme et le robot doivent prendre en charge cette spécification. Un appareil certifié Matter 1.2 ne dispose pas de la configuration logicielle nécessaire.

Un écosystème prenant en charge Matter 1.2 ou 1.3 doit être mis à jour, à moins que le fournisseur n’ait déjà implémenté le cluster de zones de service. C’est le cas d’Apple Home, qui permet de diriger les robots aspirateurs de Roborock ou SwitchBot vers une pièce spécifique depuis iOS 18.4, même si de nombreuses fonctionnalités de Matter 1.4 manquent encore. Cela peut sembler déroutant, mais c’est la réalité du standard, où la fonctionnalité réelle d’un appareil ne devient claire qu’une fois utilisé. Même les logos “Works with…” des plateformes ne garantissent pas une compatibilité totale.

Une communication plus claire, s’il vous plaît.

Malgré ces défis, le standard Matter progresse à un rythme remarquable. En trois ans, il est passé d’une poignée d’appareils à une gamme complète de produits. Plus de 750 produits sont répertoriés sur Matter-smarthome.de, la plupart étant déjà disponibles ou sur le point de l’être. Le manque d’informations reste un obstacle en 2026. Peu de fabricants et de plateformes communiquent publiquement sur leurs progrès. Les informations sur Matter sont souvent cachées dans les spécifications techniques et sont rarement complètes.

Une révolution par le bas ?

Cela ne devrait pas nous décourager. Les bases sont posées et Matter se propage comme un mouvement populaire, décentralisé et sans direction unique. De nouvelles solutions de maison intelligente, ainsi que des contrôleurs Matter alternatifs, pourraient émerger. Les différences entre les écosystèmes existants pourraient s’accentuer.

Les premiers signes, comme l’entrée d’Ikea sur le marché, l’augmentation des applications B2B et le développement de nouveaux serveurs Home Assistant ou Homey, montrent que le potentiel est là. Si la croissance de Matter se poursuit, ces défauts pourraient disparaître d’eux-mêmes. La nature a simplement besoin de temps.

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