Des milliers de clichés découverts sur le matériel informatique d’un suspect selon Le Parisien documentent des viols et des agressions sexuelles commis sur des femmes inconscientes, ce qui a conduit à l’interpellation de trois hommes à Anvers, en Belgique. L’affaire est qualifiée par la presse locale de « Pelicot flamand », rappelant par certains aspects le dossier français des viols de Mazan.
Une plainte d’une ex-compagne lance les investigations
Une femme âgée de 50 ans dépose plainte dans un commissariat belge un peu plus tôt dans l’année, affirmant avoir été filmée à son insu par son ex-compagnon lors d’une agression sexuelle, ainsi que le relate RTL Info.
Interpellé une première fois au mois de mai pour des soupçons de viol, de voyeurisme et de coups et blessures volontaires, le principal suspect, âgé de 41 ans, avait été placé sous contrôle judiciaire ou sous surveillance électronique avant d’être remis en liberté sous conditions au mois de juillet en attendant les suites de la procédure. Une perquisition ordonnée au domicile du quadragénaire en mai avait permis de saisir des appareils numériques en parallèle de cette première arrestation. L’exploitation de cet ordinateur au cours de l’été a provoqué la stupéfaction des enquêteurs, lesquels ont mis au jour des milliers d’images montrant des femmes inconscientes subissant des viols ou des agressions sexuelles, certains de ces enregistrements remontant à l’année 2008.

D’autres victimes identifiées lors des arrestations en série
Kato Belmans, porte-parole du parquet d’Anvers, citée par Dhnet, précise : Il y aurait d’autres victimes
. L’approfondissement des investigations menées par la police judiciaire de la zone de police d’Anvers a permis de mettre au jour de nouvelles infractions sexuelles graves.
Deux autres femmes, qui seraient des ex-partenaires du suspect principal, ont été identifiées sur les images et ont déposé plainte pour des faits qui se seraient déroulés entre 2008 et 2011. L’analyse des enregistrements a également conduit les enquêteurs à identifier deux autres hommes, âgés de 37 et 50 ans, soupçonnés d’avoir participé aux faits commis et figurant sur les images. Les trois mis en cause ont été arrêtés le 23 septembre. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que le suspect de 50 ans devait comparaître devant un tribunal pour statuer sur son incarcération.

Les investigations se poursuivent malgré les contestations
Les autorités n’ont pas encore établi avec certitude si les femmes ont effectivement été droguées ou soumises à des substances au moment des agressions.
Le principal suspect, âgé de 41 ans, nie avoir drogué les victimes et soutient que les actes sexuels étaient consentis, son conseil, Me Jonathan Bogaerts, affirmant que son client a pleinement collaboré à l’enquête. Parallèlement, l’avocat de l’un des co-suspects a interjeté appel du placement en détention provisoire de son client, invoquant la prescription légale fixée à dix ans en Belgique pour les infractions de nature sexuelle.