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Trump rompt avec la ligne dure de droite Marjorie Taylor Greene

Publié le 15 novembre 2025 à 07:53. Donald Trump a publiquement retiré son soutien à Marjorie Taylor Greene, figure de l'aile droite radicale du Parti républicain, après que celle-ci a critiqué sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein. Cette…

Trump rompt avec la ligne dure de droite Marjorie Taylor Greene

Publié le 15 novembre 2025 à 07:53. Donald Trump a publiquement retiré son soutien à Marjorie Taylor Greene, figure de l’aile droite radicale du Parti républicain, après que celle-ci a critiqué sa gestion de l’affaire Jeffrey Epstein. Cette volte-face marque une nouvelle fissure au sein du parti et relance le débat sur la divulgation des dossiers liés au financier condamné pour exploitation sexuelle.

  • Donald Trump a dénoncé les critiques répétées de Marjorie Taylor Greene, la qualifiant de « folle » et annonçant qu’il soutiendrait un candidat rival aux primaires en Géorgie si l’occasion se présentait.
  • La députée Greene exige la publication intégrale des documents relatifs à l’affaire Epstein, une demande soutenue par les démocrates et qui sera soumise au vote à la Chambre des représentants la semaine prochaine.
  • Cette rupture intervient après des années de loyauté affichée de Greene envers Trump et ses positions ultraconservatrices, mais révèle une divergence croissante sur la question de la transparence concernant l’affaire Epstein.

La relation tumultueuse entre Donald Trump et Marjorie Taylor Greene a pris un tournant décisif cette semaine. Le président américain a exprimé publiquement son mécontentement face aux critiques incessantes de la députée républicaine de Géorgie, notamment concernant l’affaire Jeffrey Epstein. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump s’est distancié de Greene, la qualifiant de « folle » et affirmant qu’elle se plaignait constamment « malgré mes succès records pour notre pays ».

« Je ne peux pas répondre chaque jour aux appels d’un fou qui déclame », a écrit Trump, ajoutant que d’autres conservateurs en avaient « marre d’elle et de ses pitreries ». Il a même annoncé qu’il soutiendrait activement un candidat capable de la battre lors des primaires républicaines en Géorgie.

Cette prise de position intervient alors que Greene s’est positionnée en première ligne pour exiger la publication complète de tous les documents relatifs à l’affaire Epstein. Cette demande, soutenue par un petit groupe de républicains, trouve un écho auprès des démocrates du Congrès, qui insistent également sur la nécessité d’une transparence totale. Un vote sur cette question est prévu à la Chambre des représentants la semaine prochaine.

Le magnat Jeffrey Epstein, décédé en 2019, était connu pour ses liens avec des personnalités influentes et a été reconnu coupable d’exploitation sexuelle de mineures. Plusieurs vidéos montrent Trump en compagnie d’Epstein, ce qui alimente les appels à la divulgation des dossiers.

Dans une interview accordée à CBS vendredi, Greene a qualifié le refus de Trump de tenir sa promesse de campagne et de divulguer tous les dossiers d’Epstein de « grave erreur d’appréciation », exprimant son incompréhension face à son comportement.

Suite aux critiques publiques de Trump, Greene l’a accusé de mentir sur la plateforme X. Ils se sont échangés des messages par SMS sur l’affaire Epstein, mais n’ont pas tenté de se parler directement. « Apparemment, cela l’a achevé », a-t-elle déclaré.

Selon Greene, Trump souhaitait « faire un exemple » d’elle afin de dissuader d’autres républicains de voter en faveur de la publication des dossiers Epstein la semaine prochaine. Si les démocrates sont unis sur ce point, quelques voix républicaines supplémentaires suffiraient à faire adopter la proposition.

Marjorie Taylor Greene est une figure controversée de l’aile droite du Parti républicain, connue pour ses prises de position radicales et ses théories du complot. Elle s’est autoproclamée « nationaliste chrétienne » et suscite régulièrement la polémique sur les réseaux sociaux en diffusant des discours de haine contre les minorités. Elle a notamment affirmé que le gouvernement manipulait la météo et que les tremblements de terre étaient une punition divine.

Greene a également soutenu les allégations infondées de Trump selon lesquelles l’élection présidentielle de 2020 lui aurait été volée. Après l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche, elle a continué à témoigner sa fidélité à Trump, affirmant : « Le parti lui appartient. Il n’appartient à personne d’autre. » (sda/dpa)

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.