Sabri Lamouchi, sélectionneur de la Tunisie, est menacé de limogeage ce lundi 15 juin 2026 après la défaite 1-5 des Aigles de Carthage face à la Suède au Mondial 2026. Selon France 24, le bureau fédéral tunisien discute actuellement de son avenir, une décision étant attendue dans les prochaines heures.
Le crash tunisien face à la Suède
Le score est sans appel : 1-5. Cette correction infligée par la Suède a plongé le staff technique tunisien dans une crise immédiate. Le résultat a déclenché une vague de spéculations sur le maintien de Sabri Lamouchi à son poste.
Dans le contexte d’une phase de groupes de Coupe du monde, un tel écart au score compromet gravement les chances de qualification pour les huitièmes de finale, plaçant la Tunisie dans une position critique pour la suite de la compétition. Cette débâcle sportive a immédiatement transformé la pression médiatique en urgence administrative.
Dès lundi matin, la radio tunisienne Mosaïque FM a affirmé que le sélectionneur allait être remercié. Cependant, l’Agence France-Presse (AFP) a nuancé ces affirmations, précisant qu’une source proche du dossier ne confirmait pas encore officiellement le départ de l’ancien international français.
“Des discussions sont en cours entre membres du bureau fédéral”
— Source citée par l’AFP, via France 24
L’incertitude plane alors que la délégation tunisienne est basée à Monterrey, au Mexique, pour la suite de la compétition.
Un limogeage annoncé puis effacé
La gestion de cette crise par la Fédération tunisienne a été marquée par une confusion numérique notable. L’Équipe a rapporté que l’instance officielle avait annoncé le limogeage de Sabri Lamouchi avant de supprimer précipitamment sa publication.
Ce revirement suggère une hésitation interne ou une erreur de communication majeure au sein du bureau fédéral. Cette instabilité dans la diffusion de l’information contraste avec la position prudente relayée par l’AFP, qui indique qu’une “position officielle” doit être communiquée très prochainement.
Le bureau fédéral semble naviguer entre la pression des résultats immédiats et la nécessité de maintenir une structure minimale en plein Mondial, alors que le changement de coach en plein tournoi est une procédure rare et risquée pour la cohésion du vestiaire.
Le retour possible de Mondher Kebaier
Le profil du successeur potentiel est déjà présent sur place. Mondher Kebaier, qui a dirigé les Aigles de Carthage entre 2019 et 2022, accompagne actuellement la délégation au Mexique.
Selon les informations relayées par France 24, Kebaier pourrait reprendre les commandes de l’équipe si Lamouchi était officiellement écarté. Son expérience passée à la tête de la sélection et sa présence physique à Monterrey en font l’option la plus pragmatique pour la fédération, évitant ainsi les délais logistiques liés au recrutement d’un entraîneur extérieur en pleine compétition.
Une telle transition, opérée en plein milieu d’un tournoi mondial, serait un signal fort, mais risqué, envoyé aux joueurs.
Une instabilité persistante depuis la CAN 2025
Le cas de Sabri Lamouchi s’inscrit dans un cycle de changements brusques à la tête de la sélection. Nommé en janvier, Lamouchi avait succédé à Sami Trabelsi. Ce dernier avait été limogé après l’élimination précoce de la Tunisie en huitièmes de finale de la CAN 2025, suite à un match contre le Mali.

Le bilan des changements récents montre une difficulté chronique à stabiliser le banc tunisien, avec des cycles de nomination et de licenciement souvent liés aux résultats des grandes compétitions continentales ou mondiales :
- 2019-2022 : Mandat de Mondher Kebaier.
- Début 2025 : Départ de Sami Trabelsi après la CAN 2025.
- Janvier 2026 : Nomination de Sabri Lamouchi.
- Juin 2026 : Menace de limogeage après le match contre la Suède.
L’issue des discussions fédérales devrait être connue “dans les prochaines heures”, comme l’indique l’AFP. Le bureau fédéral doit trancher “dans un sens ou dans un autre” pour éviter que le chaos administratif ne s’ajoute au traumatisme sportif du 1-5.
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