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Un avocat spécial perquisitionne le domicile de l’ex-président Yoon suite à des soupçons liés au déménagement de la résidence présidentielle

Séoul – Une perquisition a eu lieu jeudi au domicile de l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol et de son épouse, Kim Keon Hee, dans le cadre d'une enquête sur des allégations de favoritisme liées au déménagement controversé…

Un avocat spécial perquisitionne le domicile de l’ex-président Yoon suite à des soupçons liés au déménagement de la résidence présidentielle

Séoul – Une perquisition a eu lieu jeudi au domicile de l’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol et de son épouse, Kim Keon Hee, dans le cadre d’une enquête sur des allégations de favoritisme liées au déménagement controversé de la présidence en 2022. Cette opération s’inscrit dans une période déjà tendue pour l’ancien couple, actuellement confronté à des procédures judiciaires.

L’équipe spéciale dirigée par le conseiller Min Joong-ki a mené des perquisitions simultanées sur sept sites, notamment la résidence de Yoon et Kim dans le sud de Séoul, ainsi que les bureaux de deux entreprises impliquées dans les travaux de déménagement et de rénovation : Covana Contents, une société d’exposition autrefois dirigée par Kim Keon Hee, et 21 Gram, une entreprise d’intérieur.

En mai 2022, peu après son investiture, Yoon Suk Yeol avait pris la décision de transférer le bureau présidentiel de Cheong Wa Dae vers l’ancien complexe du ministère de la Défense à Yongsan, et sa résidence officielle vers l’ancienne résidence du ministre des Affaires étrangères. Ce déménagement avait suscité des critiques et des interrogations quant à son coût et à sa justification.

L’enquête porte spécifiquement sur les accusations selon lesquelles 21 Gram, qui ne disposait pas des licences nécessaires, aurait bénéficié d’un traitement de faveur pour obtenir le contrat de rénovation. Il est reproché à cette entreprise d’avoir débuté les travaux de construction de la résidence présidentielle avant même la signature d’un contrat formel et d’avoir enfreint la législation en sous-traitant le projet à 15 entreprises non agréées, selon un rapport de l’agence nationale d’audit publié en septembre 2024.

Par ailleurs, Yoon Suk Yeol est actuellement jugé pour des accusations liées à une proposition de loi martiale datant de décembre dernier, tandis que Kim Keon Hee est confrontée à diverses accusations de corruption. L’état d’arrestation des deux anciens dirigeants souligne la gravité de la situation judiciaire dans laquelle ils se trouvent à ce stade de la procédure.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.