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Un député européen affirme que les soldats de maintien de la paix irlandais seraient bien adaptés à la force de stabilisation de Gaza

Publié le 26 octobre 2025 10:49:00. Un député européen irlandais estime que les Casques bleus irlandais pourraient jouer un rôle clé dans une éventuelle force de stabilisation à Gaza, en raison de leur expérience au Moyen-Orient et de…

Un député européen affirme que les soldats de maintien de la paix irlandais seraient bien adaptés à la force de stabilisation de Gaza

Publié le 26 octobre 2025 10:49:00. Un député européen irlandais estime que les Casques bleus irlandais pourraient jouer un rôle clé dans une éventuelle force de stabilisation à Gaza, en raison de leur expérience au Moyen-Orient et de leur crédibilité auprès de la population locale.

  • L’Irlande dispose d’une longue tradition de maintien de la paix, avec actuellement 300 soldats déployés au Liban.
  • Le député Barry Andrews souligne la position historique de l’Irlande en faveur de la Palestine et son soutien à l’UNRWA comme atouts majeurs.
  • La réforme du « triple verrouillage » irlandais, qui limite la participation à des missions de maintien de la paix sans mandat de l’ONU, est jugée essentielle pour un déploiement à Gaza.

Les soldats de la paix irlandais seraient « idéalement adaptés » pour participer à une force de stabilisation à Gaza, une fois un accord de paix conclu, selon Barry Andrews, député européen du Fianna Fáil. Forts d’une expérience significative au Moyen-Orient, notamment avec le déploiement actuel de 300 membres des Forces de défense au sud du Liban dans le cadre de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban), qui doit prendre fin fin 2027, les militaires irlandais pourraient apporter une contribution précieuse à la sécurité de la région.

« Là où il y a tant de mémoire et de connaissances sur le déploiement au Moyen-Orient, tant de soldats à différents niveaux des forces de défense ont travaillé au sud du Liban, et ils pourraient faire un travail similaire à Gaza », a déclaré M. Andrews dans un entretien accordé à BreakingNews.ie. Il a également insisté sur la crédibilité dont jouit l’Irlande auprès de la population palestinienne, en raison de son engagement historique en faveur de la reconnaissance de l’État de Palestine, de son soutien à l’Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dans le Proche-Orient (UNRWA) et de ses prises de position sur les accords commerciaux avec Israël.

« Il est important que les forces de maintien de la paix soient acceptées au niveau local », a-t-il souligné, ajoutant que la solidarité de l’Irlande avec Gaza et son engagement à investir dans sa reconstruction après la fin des hostilités renforcent l’intérêt d’un déploiement irlandais. M. Andrews estime que, si les pays arabes joueront un rôle central dans toute force de stabilisation, une présence internationale, en complément, serait la bienvenue.

Le député a également fait état d’une certaine stabilité dans le cessez-le-feu actuel, malgré des violations regrettables. « Dans l’ensemble, l’esprit du cessez-le-feu tient. Il y a eu des violations très graves, impossibles à justifier, mais je pense qu’il y a pour le moment une stabilité globale dans ce cessez-le-feu. Il est largement reconnu qu’il n’y a pas d’alternative », a-t-il affirmé.

Cependant, un obstacle majeur se dresse sur la voie d’un éventuel déploiement : le « triple verrouillage » irlandais. Ce mécanisme, qui exige un mandat de l’ONU et l’approbation des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, France, Russie, Royaume-Uni et États-Unis), limite considérablement la capacité de l’Irlande à participer à des missions de maintien de la paix. Le gouvernement irlandais a proposé une législation pour supprimer ce verrouillage, mais elle se heurte à une forte opposition parlementaire.

« L’un des obstacles que nous ne pouvons pas oublier est que s’il n’y a pas de mandat de l’ONU pour mettre en place une force de maintien de la paix, si c’est quelque chose qui est piloté par les États-Unis, le Royaume-Uni et les États arabes, nous ne serions pas en mesure de la déployer à moins qu’il n’y ait une réforme du triple verrouillage », a expliqué M. Andrews. Il a rappelé que l’Irlande n’a pas participé à une mission de maintien de la paix sous mandat de l’ONU depuis 2013, et que le veto d’un seul membre permanent du Conseil de sécurité pourrait bloquer toute intervention irlandaise, même limitée à douze soldats.

« Cela souligne à quel point il est important pour nous de réformer le triple verrouillage afin d’éviter de nous laisser prendre actuellement par l’ingérence absolue du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il insisté. Il a plaidé pour que le parlement irlandais retrouve le pouvoir de décision souverain sur le déploiement de troupes à l’étranger, sans pour autant remettre en question la politique de non-alignement militaire de l’Irlande.

M. Andrews a conclu en soulignant l’importance de la réputation de l’Irlande en tant que nation pacifique et le moral des troupes.

« Nous jouissons d’une crédibilité internationale en tant que soldats de la paix depuis près de 60 ans maintenant. »

Il a également mis en avant l’augmentation des capacités des Forces de défense irlandaises suite à une récente commission d’examen, et l’attrait qu’exerce un déploiement au Moyen-Orient sur les militaires irlandais.

« C’est également motivant pour les membres des Forces de défense d’avoir l’opportunité d’être déployés dans des endroits au Moyen-Orient. Être déployé là-bas pendant six mois, c’est un engagement massif, mais c’est une bonne chose pour nos Forces de défense », a-t-il déclaré. Il a enfin souligné que la participation à des missions de stabilisation, comme celle envisagée à Gaza, pourrait renforcer le soutien public et les investissements dans les Forces de défense.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.