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Un « exercice d’équilibre » est nécessaire pour que la Malaisie mette à jour sa NDC alors que le ministre demande plus de temps pour le projet de loi sur le changement climatique | Actualités | Éco-Entreprise

Publié le 15 octobre 2025 à 02h08. La Malaisie s'apprête à adopter une législation climatique ambitieuse, incluant une taxe carbone et des obligations de reporting, mais le gouvernement insiste sur la nécessité d'une approche progressive pour ne pas…

Un « exercice d’équilibre » est nécessaire pour que la Malaisie mette à jour sa NDC alors que le ministre demande plus de temps pour le projet de loi sur le changement climatique | Actualités | Éco-Entreprise

Publié le 15 octobre 2025 à 02h08. La Malaisie s’apprête à adopter une législation climatique ambitieuse, incluant une taxe carbone et des obligations de reporting, mais le gouvernement insiste sur la nécessité d’une approche progressive pour ne pas compromettre le développement économique du pays.

  • La Malaisie prévoit d’introduire une taxe carbone en 2026 pour les secteurs énergivores et industriels.
  • Un projet de loi sur le changement climatique, qui établira un cadre juridique pour la gouvernance climatique et les rapports obligatoires, devrait être présenté au Parlement en 2026.
  • Le pays reste sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduction de l’intensité carbone de 45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005.

Le gouvernement malaisien réaffirme son engagement envers l’Accord de Paris sur le climat, tout en soulignant la nécessité de tenir compte des réalités d’une économie en développement. Le ministre des Plantations et des Produits de base, Johari Abdul Ghani, a déclaré que la Malaisie doit trouver un équilibre entre ses ambitions climatiques et sa capacité économique.

« Nous sommes encore un pays en développement ; il y a beaucoup de choses que nous devons ajuster pour nous assurer que lorsque nous nous engageons, nous devons tenir nos promesses. »

Johari Abdul Ghani, Ministre des Plantations et des Produits de base

La Malaisie s’engage dans une « approche fondée sur le marché pour lutter contre le changement climatique », avec la mise en place prochaine d’une politique nationale du marché du carbone. Cette politique vise à fournir un cadre stratégique pour la mise en œuvre de la tarification du carbone.

Le Premier ministre Anwar Ibrahim a annoncé l’introduction d’une taxe carbone en 2026 pour les secteurs difficiles à décarboner, tels que l’énergie, la sidérurgie et la production de fer. Cependant, le ministre Johari a demandé plus de temps pour consulter les parties prenantes, en particulier les entreprises, avant de soumettre le projet de loi sur le changement climatique au Parlement. Il préférerait que le texte soit examiné lors de la première session parlementaire de 2026, qui débute généralement en février.

Johari craint que si les entreprises et les collectivités locales ne comprennent pas pleinement l’importance du projet de loi, sa mise en œuvre ne soit pas uniforme à travers le pays. Il cite l’exemple de la loi nationale sur la gestion des déchets solides (loi 672), adoptée en 2007 mais appliquée à ce jour par seulement huit États. Il souhaite également éviter une réaction publique similaire à celle suscitée par le projet d’Urban Renewal Act, proposé en août dernier. Manifestations contre la loi sur la rénovation urbaine à Kuala Lumpur.

« Ce dont j’ai besoin, ce n’est pas tellement [de convaincre] le public, mais les entreprises et les entreprises qui opèrent en Malaisie. »

Johari Abdul Ghani, Ministre des Plantations et des Produits de base

Le projet de loi sur le changement climatique fournira également un fondement juridique aux exigences de reporting climatique obligatoires pour les entreprises. Selon Johari, cela permettra d’assurer une conformité similaire à celle observée pour les audits financiers, où les entreprises sont tenues de fournir des rapports précis et vérifiés. Un projet de document de consultation sur le projet de loi a été publié par le ministère des Ressources naturelles et de l’environnement durable (NRES) il y a un an, sous la direction de l’ancien ministre Nik Nazmi Nik Ahmad.

Nik Nazmi avait initialement prévu de soumettre le projet de loi au cabinet et au Parlement avant de démissionner en mai dernier pour des raisons de politique interne. Démission de Nik Nazmi Nik Ahmad, et Johari Abdul Ghani lui a succédé au poste de ministre en juillet.

La Malaisie a mis à jour sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) pour la dernière fois en juillet 2021 et a également adhéré à l’ Engagement mondial sur le méthane lors de la COP26 à Glasgow, s’engageant à réduire les émissions mondiales de méthane de 30 % d’ici 2030. Le pays est actuellement en bonne voie pour atteindre son objectif de réduire l’intensité carbone de 45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005, affichant une réduction de 37,1 % à ce jour. Plus de 90 % des pays n’ont pas respecté la date limite de février 2024 pour soumettre leurs CDN révisées, selon Climate Watch. Le Brésil, hôte de la COP30, a appelé à la mise à jour des objectifs avant la conférence de l’année prochaine, mais seulement 62 pays, représentant moins d’un tiers des émissions mondiales, ont jusqu’à présent soumis leurs CDN révisées. La Chine s’est récemment engagée, pour la première fois, à réduire ses émissions.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.