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Un groupe armé a kidnappé 25 écolières dans le nord-ouest du Nigeria lors d’une autre attaque contre une école

Publié le 17 novembre 2023 16:22:00. Des bandits armés ont enlevé 25 écolières et tué un membre du personnel dans un lycée pour filles du nord-ouest du Nigeria, ravivant les craintes liées aux enlèvements massifs d'étudiants dans le…

Un groupe armé a kidnappé 25 écolières dans le nord-ouest du Nigeria lors d’une autre attaque contre une école

Publié le 17 novembre 2023 16:22:00. Des bandits armés ont enlevé 25 écolières et tué un membre du personnel dans un lycée pour filles du nord-ouest du Nigeria, ravivant les craintes liées aux enlèvements massifs d’étudiants dans le pays.

  • 25 écolières ont été enlevées dans l’État de Kebbi, dans le nord-ouest du Nigeria.
  • Un directeur adjoint de l’école a été tué et un agent de sécurité blessé lors de l’attaque.
  • Cet incident rappelle l’enlèvement de près de 300 filles à Chibok en 2014, qui avait suscité une indignation internationale.

Les forces de l’ordre nigérianes ont été déployées pour retrouver les jeunes filles et appréhender les auteurs de l’attaque. L’armée, des unités tactiques de la police et des patrouilles locales quadrillent actuellement les routes et les environs forestiers de la zone où l’enlèvement a eu lieu.

Selon la police, les assaillants, lourdement armés, ont pris d’assaut le lycée public pour filles vers 4 heures du matin (3 heures GMT), échangeant des tirs sporadiques avec les forces de sécurité. Ils ont ensuite franchi la clôture de l’établissement et emporté les étudiantes vers une destination inconnue.

Cet enlèvement s’inscrit dans un contexte de montée de la criminalité dans le nord-ouest du Nigeria, où des groupes armés, surnommés les « bandits », multiplient les attaques contre les villages, les vols de bétail, les kidnappings et les meurtres. La région est devenue le théâtre d’enlèvements de masse, notamment celui de plus de 130 écoliers à Kuriga, dans l’État de Kaduna, en mars dernier, qui avaient été relâchés sains et saufs.

L’enlèvement de 276 écolières à Chibok, le 14 avril 2014, avait marqué les esprits à travers le monde. Près de 100 de ces jeunes filles sont encore portées disparues à ce jour. Cet événement avait mis en lumière la vulnérabilité des écoles nigérianes face aux attaques terroristes et aux groupes criminels.

Selon un rapport publié l’année dernière par l’organisation caritative Save the Children, plus de 1 680 élèves ont été kidnappés dans des écoles nigérianes entre début 2014 et fin 2022. Ces chiffres, bien que probablement sous-estimés, témoignent de l’ampleur de la crise sécuritaire dans le pays.

Le Nigeria est également confronté à la violence du groupe terroriste Boko Haram, qui opère depuis 2009 dans le bassin du lac Tchad, au nord-est du pays. La prise d’otages est devenue une source de revenus importante pour les bandits et les djihadistes, qui exigent des rançons en échange de la libération de leurs victimes.

Les autorités nigérianes ont tenté de négocier avec les bandits et de mettre en place des accords de paix, mais ces initiatives ont eu peu de succès. Les critiques dénoncent un manque de contrôle de la situation et craignent que la crise des enlèvements ne s’aggrave.

(Avec informations de l’AFP)

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.