Publié le 26 décembre 2025. Après plus de deux décennies de recherches infructueuses, un homme chinois a retrouvé sa famille biologique grâce à un test ADN, une histoire qui résonne dans tout le pays et ravive le débat sur la traite des enfants.
- Peng Zhongzhong, enlevé à l’âge de quatre ans, a renoué avec ses parents et ses sœurs après 22 ans de séparation.
- Il a décidé de rompre avec la famille qui l’a élevé et de se consacrer à l’aide aux familles d’enfants disparus.
- Cette affaire souligne la persistance du problème de la traite des êtres humains en Chine, malgré une baisse des enlèvements.
Peng Zhongzhong, 26 ans, originaire de la province du Jiangxi, a partagé en ligne les premiers moments de sa retrouvaille avec ses parents biologiques. Enfant, il vivait à Pékin lorsque, alors qu’il jouait près d’un marché, il a été attiré et enlevé. Sa famille a passé près de deux décennies à le chercher, affichant des avis et multipliant les démarches, en vain. Pendant ce temps, Peng a été élevé dans la province du Jiangsu sous le nom de Zhang Kun par une autre famille.
Certains médias chinois ont qualifié cette dernière de « famille acheteuse », un terme qui fait référence à la pratique illégale d’achat d’enfants. Bien que Peng n’ait pas encore publiquement commenté ces allégations, la police l’a informé l’année dernière qu’il n’était pas originaire du Jiangsu, mais bien du Jiangxi. C’est un test ADN qui a finalement permis de retrouver sa véritable famille.
La rencontre avec ses parents et ses deux sœurs aînés à Pékin a été riche en émotions. Ils l’ont ramené sur les lieux de son enfance et lui ont fait découvrir les monuments locaux avant de rentrer ensemble dans la province du Jiangxi. L’accueil dans son village natal a été chaleureux, marqué par des feux d’artifice, une fête et des cadeaux traditionnels.
« C’est le sentiment d’être dans un vrai foyer. Avec les soins de mes parents, ma sœur à mes côtés et les bénédictions de mes proches, j’ai ressenti un profond sentiment d’appartenance. »
Peng Zhongzhong
Après son retour, Peng a vendu sa maison et sa voiture dans la province du Jiangsu et a quitté son emploi, déterminé à tourner la page et à se consacrer à sa nouvelle vie. Il s’est également engagé comme bénévole auprès de l’organisation Bébé rentre à la maison, utilisant les fonds de ses ventes pour soutenir ses actions.
Son histoire a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux chinois. Un internaute a écrit : « J’admire son courage. Tout le monde ne peut pas abandonner tout ce qu’il a construit et commencer une nouvelle vie dans une autre ville. J’espère que sa famille est heureuse. » Un autre a souligné : « Les ravisseurs et les acheteurs devraient être sévèrement punis. L’argent ne peut pas acheter le véritable amour ou la vraie famille. »
La Chine continue de lutter contre la traite des êtres humains. Bien que les cas d’enlèvement d’enfants et de femmes aient diminué de 86,2 % depuis 2013, de nombreux enfants enlevés restent portés disparus. L’histoire de Peng Zhongzhong est un témoignage poignant de l’espoir et de l’importance de la famille.
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