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Un programme de piratage a ciblé 120 000 caméras domestiques pour des images d’exploitation sexuelle

Quatre individus ont été inculpés en Corée du Sud pour avoir piraté près de 120 000 caméras de surveillance connectées, dans le but de voler et de vendre des images à caractère sexuel. L'affaire révèle l'ampleur d'un problème…

Un programme de piratage a ciblé 120 000 caméras domestiques pour des images d’exploitation sexuelle

Quatre individus ont été inculpés en Corée du Sud pour avoir piraté près de 120 000 caméras de surveillance connectées, dans le but de voler et de vendre des images à caractère sexuel. L’affaire révèle l’ampleur d’un problème croissant de violation de la vie privée et d’exploitation en ligne dans le pays.

Selon un communiqué de la police nationale coréenne, les suspects ont accédé illégalement aux flux vidéo d’environ 120 000 caméras installées dans des habitations et des entreprises. Ils ont ensuite manipulé et commercialisé des centaines de vidéos sur un site web basé à l’étranger.

L’enquête, menée entre novembre 2022 et octobre 2023, a révélé que deux des quatre suspects étaient responsables de plus de la moitié du contenu hébergé sur le site. « Les individus n’avaient aucun lien entre eux », a précisé Kim Young-woon, chef de l’unité d’enquête sur la cyberterrorisme de l’agence, lors d’une interview.

L’un des suspects est également accusé de production de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des mineurs. La police a indiqué que des images volées lui appartenant avaient été stockées, mais n’avaient pas encore été vendues.

Tous les quatre sont poursuivis pour piratage informatique de caméras de surveillance connectées. Deux d’entre eux font face à des accusations supplémentaires de vente de matériel à caractère sexuel filmé illégalement. La distribution et la vente de pornographie sont illégales en Corée du Sud.

« L’exploitation sexuelle, dans ce contexte, se définit par le fait de filmer une personne sans son consentement », a expliqué Kim Young-woon.

Ce type de violation de la vie privée est un problème majeur en Corée du Sud et a contribué à alimenter le mouvement féministe. Les autorités ont intensifié leur lutte contre les caméras cachées, appelées « molka », installées dans des lieux publics tels que les piscines, les hôtels et les toilettes publiques.

Un des suspects aurait reçu l’équivalent de 24 000 $ (36 400 $ CAD) en actifs virtuels en échange des vidéos volées, tandis qu’un autre aurait perçu environ 12 000 $ (18 200 $ CAD).

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.